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Dans Agartha, le monde de VALD est peuplé de lézards et de petites chattes

Quand j'te prend par derrière, j'vois cligner l'oeil de Sauron

Comment résumer un mec comme VALD avec une succession de mots ? Son album Agartha parle de lui-même. Le nom n’est pas innocent : Agartha comme le mythe du monde souterrain, celui de l’idéal caché sous la croûte terrestre. Un lieu isolé où la connaissance coule à flots et où l’homme s’élève au-dessus de sa propre condition, parfois jusqu’au surnaturel. Dans un sens, Agartha c’est aussi la peinture du monde idéal de VALD.

Premier constat, les ambiances sonores se multiplient, les productions sont variées, et les morceaux continuent de rendre justice au concept de ni queue ni tête (NQNT). De la purge NDS à l’auto-tuné Ma Meilleure Amie, il n’y a pas de transition. Qu’il parle d’amour (Je t’aime), de théorie du complot (Lezarman), d’ultra-consommation (Megadose) ou bien de dépression (Kid Cudi), VALD n’est pas avare en rimes d’une rare solidité. Et Blanc. Putain, parlons-en de ce morceau. Une tuerie lyricale qui trempe dans la controverse : « Fuck tous les blancs qui s’efforcent à sucer des bites devant les autres souffrances ». La beauté de cet album, c’est aussi de faire cohabiter des titres comme le mielleux Petite Chatte, et le très très sale Strip. On ne restera pas non plus indifférents aux nombreuses références pop culturelles, et plus précisément cinématographiques. De Matrix au Seigneur des Anneaux, avec une mention spéciale pour ce chef-d’oeuvre de finesse : « Quand j’te prends par derrière, je vois cligner l’œil de Sauron ». Il y a aussi le jeu vidéo : « J’cours après le temps et l’ocarina ». La presse, le public, les gens en général parlent de Vald comme un alien. Un type perché, parfois déconnecté, qui se planque derrière des délires tous plus perdus les uns que les autres. À l’écouter de plus près, c’est surtout un mec tout ce qu’il y a de plus cohérent. Dans cet album, il brasse toutes les thématiques, les états d’esprit, les références culturelles. Parfois politiques, parfois la religion, le tout avec un détachement un brin nihiliste, et un recul qui fait du bien. Agartha est une lettre d’amour et de haine au monde qui entoure son géniteur. Face à la beauté et au dégoût, VALD décide de dresser fièrement ses deux majeurs vers le ciel. La réaction est compréhensible. Partant de ce principe, VALD est peut-être le mec le plus normal du rap français.

Par Random Hero le

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