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On est pas du genre à donner un jugement hâtif, alors on va se contenter de vous dire ça : après avoir passé la nuit dessus, on peut déjà vous dire que le nouvel album de Tyler the Creator est clairement l’un des projets les plus intéressants de l’année.

La galette s’appelle IGOR, et elle condense déjà toutes les influences et la complexité de l’animal. Rien que les instru sont d’une sophistication rare, synthétisant des bribes de l’ADN créative qui a forgé la réputation du crew Odd Future, qui a propulsé Tyler Okonma il y a maintenant 10 ans (sa mixtape Bastard souffle sa première décennie cette année). On croit parfois effleurer le groove de The Internet, le spleen de Frank Ocean et la dépression brute de Earl Sweatshirt dans un seul et même album, qui parvient à enfermer des atmosphères parfois contradictoires au sein d’un tout cohérent. Versatile, mais harmonieux. Limpide, mais complexe. Spontané, mais travaillé. Il y a une foule d’ambition et de textures qui s’enchevêtrent dans ce disque, qui multiplie les featurings sans ne jamais trahir l’univers de Tyler. Ce qu’on aime voir, c’est que des mecs comme Kanye West ou Lil Uzi Vert ne braquent jamais Tyler à domicile. On aurait aussi pu citer le carnage de What’s Good, ou bien Earfquake qui dynamite tout ce que l’on pouvait attendre de ce disque. Une galette que l’on va devoir longuement digérer, avant de vous proposer une pleine analyse dans les pages du mag, d’ici quelques mois. En attendant, avant d’aborder la bête, on ne saurait trop que vous conseiller de suivre les instructions lâchées par Tyler sur les réseaux quelques heures avant la sortie de IGOR : « Ce n’est pas Bastard. Ce n’est pas Goblin. Ce n’est pas Wolf. Ce n’est pas Cherry Bomb. Ce n’est pas Flower Boy. C’est IGOR. N’attendez pas un album de rap. N’attendez pas un album tout court. Juste, foncez. Jetez-vous dedans. Je pense que la première écoute fonctionne mieux d’un seul trait, sans zapper. Du début à la fin. Sans distraction, sans checker son phone, sans regarder la TV. Gardez toute votre attention sur le son, pour former votre propre opinion et votre propre feeling sur l’album ». Vous savez ce qui vous reste à faire.

Par Random Hero le

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