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Slipknot est enfin de retour avec son sixième album répondant au doux nom de « We Are Not Your Kind », soit pas moins de 5 ans après le dernier projet studio du groupe originaire de l’Iowa. Et c’est donc avec un enthousiasme non dissimulé que nous découvrons le travail de Corey Taylor et sa bande, qui nous livre ici une salve de 14 titres inédits chez Roadrunner Records.

Tout démarre par une longue intro -Insert coin-, lente descente vers un enfer inquiétant qui fait le lien avec le début du single Unsainted, porte étendard de cet album qui imprime dans nos crânes son refrain « I’ll never kill myself to save my soul ». C’est sans transition que Birth of the Cruel propose de belles percussions, alors que Death because of Death, premier interlude de We Are Not Your Kind démarre sur des bruits lancinants difficilement supportables. Tout cela précède le salvateur Nero Forte titre qui tranche dans le lard et nous offre une des plus grosses sensations de l’album. Tout n’est que violence auditive et Corey Taylor donne de sa personne en étalant ses cordes vocales du sol aux parois. Le tout dans un joyeux bordel qui vous donne envie de participer à un wall of death, là, maintenant, tout de suite. Pas le temps de se poser, Critical Darling achève ce que Nero Forte a commencé. Le morceau est efficace en tout points et se permet même d’offrir l’outro le plus sombre et inquiétant de l’album. A Liar’s Funeral, n’a tout simplement pas d’égal dans le reste du projet, l’atmosphère qui s’en dégage est emplie de douleur et le talent vocal de Corey s’exprime pleinement. Red flag et son côté relativement punk n’a de pitié pour rien et surtout pas vos cervicales, déjà bien usées par la première partie de l’album. Whats Next, un interlude bienvenu au milieu du carnage, n’est que l’annonciateur du titre le plus étonnant de l’album. Spiders, dont l’intro aurait très bien pu être une composition de John Carpenter tant elle évoque les films d’horreur. Slipknot s’aventure là dans des contrées inconnues, tout simplement surprenant. Après avoir livré son titre le plus novateur, Slipknot a la riche idée de nous servir son Orphan comme un rappel à ses débuts, disposant de sérieuses similitudes avec les compositions d’Iowa. My Pain est une déconstruction totale et se range de facto aux côtés de Spiders, même si le titre pousse le côté expérimental dans ses derniers retranchements. Not long for this World sait quant à lui prendre son temps, un temps nécessaire avant de nous livrer toute son explosivité et ses riffs entêtants. Enfin, et c’était le second extrait clipé de cet album, Solway Firth vient clôturer ce joyeux festival de titres inédits avec toute son énergie. C’est donc plein de réussite que Slipknot signe son retour. Si la formule n’est qu’à de rares reprises bousculée, l’ensemble est d’une efficacité brute et redoutable. Il serait vraiment dommage de ne pas lui accorder votre intérêt.

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Par Tombe-Stone le

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