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Les mecs de Sigur Rós ont toujours su évoluer en marge de la scène rock progressive, avec un style bien à eux, à la limite de l’expérimental. Leur musique douce et éthérée renferme une graine sombre. Quelque chose de malsain qui n’attend que de germer, comme la première tige d’une beauté morbide.

En 2005, sur l’album Takk, les Islandais explosaient aux yeux de tous avec la stratosphérique Sæglópur, qui tisse son magnétisme dans une instrumentale grandiose au service d’un langage inventé, presque primitif. À l’époque, la thématique du rêve faisait planer des millions d’oreilles. Mais le ciel s’est assombri dans la direction artistique et musicale du groupe. Le clip d’Óveður démarre sur une carte postale. Une peinture des côtes dépouillées d’Islande, havre glacial de paix et de sérénité. Une jeune femme déambule frénétiquement dans ce no man’s land, une bouteille à la main, et accompagnée de son chien borgne. Mais peu à peu, les sonorités se font plus inquiétantes, et la rêverie laisse place au cauchemar. La jeune femme entre dans un bar, et ne tarde pas à enchaîner les visions les plus tordues, symptomatiques d’un esprit malade, pour ne pas dire dérangé. Une aura toxique qui colle parfaitement à la tournure prise par l’album précédent, Kveikur. Il nous tarde d’entendre la suite.

SG Ovedur 01

SG Ovedur 03

Par Random Hero le

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