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Dix-huit ans après son classique instantané, la carrière d’Oxmo Puccino est à son âge de raison. Souvent contemplatif d’une nouvelle génération qui bouleverse les codes établis par les anciens, Oxmo est encore loin d’être hors course.

Avant son dernier album La Voix Lactée, avant son Arme de Paix, avant son Cactus de Sibérie, avant même qu’il ait mal à son mic, il y avait l’Opéra Puccino. Son premier chef-d’œuvre, devenu depuis un véritable classique du rap. Comme beaucoup d’albums qui datent d’avant les années 2000, il y a un truc de vraiment fou à réécouter le premier LP du Black Jacques Brel. Sorti le 28 avril 1998, l’Opéra d’Oxmo dresse un portrait à la fois sombre, noir, poétique, mélancolique et profondément contrasté de son époque. Le rappeur nous amène dans un story-telling ultra-poussé, qui relève presque du septième art. Ses images sont claires, elles défilent devant nos yeux, au rythme du flow millimétré d’Oxmo, parfaitement articulé, qui découpe ses phrases au scalpel. Sur Hitman, l’homme nous emmène au beau milieu d’une scène de règlement de comptes entre mafieux digne d’un film de Tarantino ou Scorsese. Que dire de la déchirante L’enfant Seul : « T’es comme une bougie qu’on a oublié d’éteindre dans une chambre vide, tu brilles entouré de gens sombres voulant te souffler ». Comme sur Qui Peut le Nier, Oxmo rappe sur une instru ambiante, presque minimaliste. Son flow à lui tout seul prend aux tripes. C’est lui qui construit les morceaux. Il domine de bout en bout, et ne se laisse jamais engloutir par une instrumentale trop gourmande. Sur la fin de Peu de gens le savent, il se confie seul face à son micro, sans artifice. C’est cette authenticité, cette verve, ce fond aussi riche que la forme qui fait de l’Opéra Puccino un classique toujours aussi pertinent, de la toute première seconde, jusqu’à son final renversant sur Mourir 1000 fois. La thématique de la mort y est traitée de long en large : « La faucheuse n’oublie personne, ni toi, ni moi, jamais oisive ». Alors que l’album atteint l’âge de raison, il reste toujours aussi pertinent, et ses thématiques universelles reflètent encore sur notre société moderne. Mais le mieux, ça reste encore de l’écouter :

Oxmo Opera 01

Source image entête.

Par Random Hero le

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