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On est d’accord, personne n’a attendu que l’album entre à la bibliothèque du Congrès Américain pour réaliser que OK Computer de Radiohead était un véritable morceau de l’histoire du rock alternatif anglais, aux côtés de Blur ou Oasis.

Néanmoins, on veut bien reconnaitre un certain sentiment de satisfaction à voir cet album de légende se faire institutionnaliser de la sorte. Voire même un beau paradoxe. Dans un sens, on peut vraiment dire que c’est avant tout la victoire et la reconnaissance d’un courant musical venu du peuple, dans les plus hautes arcanes de la culture Américaine. Un disque iconique, élevé au rang de classique par une génération 90’s en quête de nouvelles idoles à vénérer. Sorti en 1997, ce troisième album du groupe imposait une vision plus humaine, et avait surtout le mérite de survivre, et même de perdurer après la déferlante de Creep quelques années plus tôt. On peut dans un sens considérer OK Computer comme une sorte de pérennisation, qui n’a de manière extraordinaire jamais cherché à écrire l’histoire. Je pense que si on avait dit à Thom Yorke que l’album qu’il était en train d’écrire dans un hangar pisseux de l’Oxfordshire allait faire à ce point là partie des mœurs, il n’y aurait lui-même pas cru.

Un succès critique et populaire


L’aventure de Ok Computer a pourtant commencée dans un lieu que les fans connaissant bien : le Canned Applause Studio, un studio de fortune exilé de tout, presque insalubre, dans lequel a pris naissance près d’un tiers de l’album, avant de migrer vers un vieux Manoir de la ville de Bath. Un disque qui sonne « comme une mise en garde de l’ère numérique », et qui se dressait déjà contre les codes prédéfinis du radio-edit avec l’excellente Paranoid Android qui s’approche des 6 minutes 30, entre grandeur, fulgurance et léthargie. On pourrait également citer Karma Police, ou bien No Surprises, d’autres singles emblématiques qui résonnent toujours dans les têtes presque deux décennies plus tard. L’hommage du congrès est d’autant plus grand, puisque chaque année seuls 25 enregistrements sont sélectionnés. A ses côtés, le tout premier album des Doors, qui a « repoussé les frontières artistiques, sexuelles et psychologiques » de l’époque. On vous laisse sur un extrait qui n’a pas pris une ride :

Radiohead - NEWS03

Par Random Hero le

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