Pour améliorer votre expérience , nous utilisons des cookies sur notre site Web.
Si vous continuez à naviguer sur ce site, vous acceptez d'utiliser des cookies sur le site Internet Sick Magazine . Ok En savoir plus

Les fidèles lecteurs du magazine commencent à avoir l’habitude : tous les deux mois, la secte de S!CK magazine se retrousse les manches pour vous claquer une Mixtape essentielle, accompagnant la sortie imminente de notre prochain numéro ! Deux mois de sorties musique triées sur le volet, classées par genre, et balancées au sein d’une seule playlist Spotify chargée à bloc.

Mais rassurez-vous, comme nous ne sommes pas des monstres, on a décidé de classer tout ça par genres, afin de mieux vous guider dans ce dédale sans pitié de kicks, riffs, basses, snares et BPM. Préparez-vous physiquement (et mentalement) à retracer 60 jours de sortie, allant grosso modo du 15 avril au 15 juin 2K19. On a bien dit « grosso modo », donc dites à la Gestapo de la date de sortie exacte de ranger son insigne. Il y a des trucs qui datent d’un peu avant. Pour écouter la bête, on vous laisse nous suivre directement sur Spotify au bout de ce lien. Deux choses : pensez à désactiver le mode aléatoire, et laissez tourner ça au travail, en voiture, en soirée ou jusqu’au bout de la nuit.

Ready or not, on attaque les hostilités par une très grosse session d’électro berlinoise. Passée le Menu introductif alléchant des mecs de Salut c’est Cool, les sonorités majoritairement germaniques prennent le pouvoir avec le retour en très grande forme de Modeselektor sur l’album Who Else, dont on a retenu les résonances crasses de WMF Love Song et la très vicieuse I am Your God. On est également ravis de constater que ce cher Boys Noize ne s’est pas tourné les pouces, notamment en nous claquant un EP collectif avec Dog Blood, et un Skrillex que l’on attendait plus depuis 2013. La bête s’appelle Turn Off the Lights, et c’est honnêtement une boucherie de tous les instants, ressuscitant des sonorités rétro que les années 90 n’auraient pas reniées. Bonheur intense. Histoire de rester dans la torpeur nocturne, on vous a casé quelques extraits de Gone, le dernier album de Sierra qui fait hurler les machines dans un râle permanent de douleur (bref on est client). Pour revenir dans l’hexagone, on vous a casé des extraits du nouvel EP de La Fraicheur (qui fait suite à l’excellent album Self Fulfilling Prophecy), ainsi que le grand retour de SebastiAn. En vrac, vous retrouvez aussi un Giorgia Angiulia dont on ne se lasse décidément pas, un retour improbable de Benni Benassi et le track le plus sale du dernier Salut c’est Cool (Voilà).

Who Else, de Modeselektor

Vient ensuite l’heure d’une session plus retrowave à partir du track Loader, de Waveshaper. Le spécialiste suédois de synthwave ouvre ce bal rétro avec son nouvel album que l’on vous conseille très fortement. On enchaîne avec un Fixions assez énervé sur Blood Money, deux carnages consécutifs avec Gost et Isidor, avant de virer sur Paybak, extrait du nouvel album des anciens de Power Glove. Si vous avez joué à Far Cry Blood Dragon, c’est notamment eux qui avaient fait la soundtrack déjà très branchée synthés. On aurait aussi pu citer Dynamite Stranger, ou l’électrisante Infrastructure de Neon Shudder. Sans quitter l’influence 80’s, on calme un peu le jeu avec le stratosphérique Necro de Ftureable, le Rivals de Tokyo Rose ou les morceaux inédits du coffre fort de Royksopp (mention spéciale pour la très cool Church). On enchaîne avec un nouveau Metronomy (Lately), le chill minimaliste de Swansky (Good things Happening), les échos old-school de Lust for Youth (Venus de Milo) et les néons de Kalax (Hold on Tight). On vous recommande aussi de jeter une oreille à l’album de FM Attack, dont on a laissé l’extrait planant/sci-fi Cosmic Dance. Dans le même genre, les albums de Yota (Moonboy) et Lost Nights font aussi correctement le travail (We Got Company). On clôture de chapitre rétro avec un nouvel extrait éthéré des pionniers d’Electric Youth (The Life), mais surtout le grandiose album de Com Cruise. On n’en a mis deux, mais tout est à garder.

Persuation System, de Com Cruise

On retourne à des sonorités plus actuelles avec le beat hypnotique de Konx-Om-Pax (Paris 5AM / LA Melody) qui mélange sonorités urbaines et organiques (l’album entier est recommandable). Si vous n’avez pas peur de passer un joli moment en apesanteur, laissez-vous porter par le combo Evil Needle / Rone / Tangerine Dream / Amon Tobin, avant de vous reprendre un petit coup de jus techno signé Kangding Ray. Amateurs de saveurs plus drum’n’bass, on a aussi pensé à vous avec Nurula de Plaid. Vous pouvez aussi vous risquer à l’enchaînement Station 101 / Stay / Return. On pense aussi à se salir les tympans avec le dernier son des bouchers de Black Sun Empire. Sans transition, on laisse place au groove du génial Marc Rebillet (One More Time), mais aussi du très grand Flying Lotus, dont l’album Flamagra n’en finit plus de régaler. Et si vous voulez bouger vos corps sous la canicule, foncez directement à Calliope et Cause Oui! de Cassius, ou bien au Off the Grid de !!!. Des tracks dansantes qui laissent très vite place à la brise glacée de Lone sur la magnifique Melted, Mutumia Ngatha de Batuk, mais aussi à Potions de J-E-T-S. Alors attention, très gros album ici aussi, on vous encourage à y jeter une oreille séparément. On embraye sur un Digitalism pur jus, qui tente de renouer avec ses premiers émois électroniques (l’album Idealism nous nous a jamais quitté) sur la très brute Voltage.

Dreems, de Cassius

Assez rigolé, on ouvre le bal de notre section hip-hop avec le come-back totalement incendiaire de Tyler the Creator, qui a tranquillement plié le game avec son album Igor. Earthquake, New Magic Wand, What’s Good : les tubes s’enchaînent au fil de la galette. Un peu plus roots, Schoolboy Q se décline avec deux sons assez sous-estimés de son album Crash Talk (Gang Gang et Die Wit Them). Dans le doute, on vous a aussi balancé du Skepta en belle forme, qui a osé le sample persistant de Murder on the Dancefloor par Sophie Ellis Bextor (et on est totalement clients). Il y a aussi le flow supersonique de Logic et Eminem sur la boucherie Homicide. La bromance A$AP Rocky / A$AP Ferg fait aussi des miracles sur un Pups qui donne l’impression d’être un hommage direct à DMX. Côté rap français, il y a avait aussi fort à faire avec Kekra (Téléphone Maison), Veerus (Moonwalk), Ateyaba (Job) et Luni (Cheum). Il ne fallait pourtant pas oublier la décharge de 13 Block qui a véritablement tout ravagé sur Fuck le 17. On vous a tout naturellement resservi une petite lampée de Nekfeu, avec les titres Takotsubo, Menteur Menteur et Sous les Nuages. On n’est pas non plus passé à côté du feat entre VALD et VLAD Cauchemars, sur la très cool Elévation. Et parce-qu’on aime la subtilité, on ne pouvait pas passer à côté du feat légendaire entre Katherine et Alkpote. Magique.

Crash Talk, de Schoolboy Q

Si vous avez survécu jusqu’ici, vous serez certainement ravi de vous terminer sur une section punk/rock, qui démarre sur un Sad Planet d’excellente facture (Bad Cells). On aurait aussi pu citer l’infatigable Ty Segall ou encore Black Midi qui attaque l’énervement avec 953. Pas le temps de niaiser, le nouveau Thrice percute déjà vos tympans avides de raclements de guitares et de cordes vocales. Ça nous semblait être le moment parfait pour dégainer du Rammstein. le retour d’outre-tombe, celui qui nous a tous fait le plus grand bien : Deutschland, Was Ich Liebe et Tattoo ne feront de mal à personne, tout comme le Unsainted de Slipknot. On a aussi du très gros Darkthrones (Old Star), Upon a Burning Body (From Darkness), Of Virtue (Torn Apart) ou la puissante No Absolution de Lost Society. Mini coup de coeur pour l’album Purify de Borders, dont on a claqué deux extraits (Bad Blood et War). La parenthèse s’achève avec un Batushka au ton cérémonial (Wieczernia) qui n’est pas là pour enfiler des perles. Enfin c’est la tradition, on termine cette mixtape des enfers avec une section psytrance des familles. Ça commence par un track hallucinogène des vétérans de 1200 Micrograms (Like A Balloon), et ça se termine dans l’espace avec la perche absolue de Datacult (Falcon).

Bref, inutile de vous faire un dessin, on a encore une fois tout donné. 127 tracks, plus de 8 heures de sons. Bienvenu en enfer.

Purify, de Borders

Image entête : Gone de Sierra

Par Random Hero le

Plus de lecture