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C’est l’une des toutes premières fois qu’elle s’exprime à propos de sa vie, de son père, de sa relation complexe avec sa mère Courtney Love. Dans un long entretien avec Rolling Stones, Frances Bean Cobain s’est livrée à de rares confidences.

Relativement protégée des feux des projecteurs tout au long de son enfance, la fille de Kurt Cobain est de nature discrète. Ses apparitions publiques se comptent presque sur les doigts d’une main. Il n’y a rien de facile à être la fille d’une icône gravée dans le temps, qui donne l’impression aujourd’hui d’appartenir à tout le monde. L’histoire du leader de Nirvana est connue de tous, tout comme son destin tragique. Maintenant âgée de 22 ans, Frances Bean Cobain est une artiste accomplie, qui officie dans le domaine de l’art virtuel. À l’occasion du fameux documentaire Montage of Heck à paraitre sur HBO (et dont elle est la productrice), la jeune femme s’est exprimée pour la toute première fois sur son père, et le vide qu’il a laissé derrière lui. « Kurt en était arrivé à un point où il a dû sacrifier chaque partie de son être pour son art, parce que le monde le lui demandait […]. Je pense que c’est l’un des principaux éléments déclencheurs qui l’a mené à se dire qu’il ne voulait plus être là, et que tout le monde serait plus heureux sans lui […]. Mais en réalité, si il avait vécu, j’aurais eu un père, et ça aurait été une expérience incroyable. »

Plus fans de Oasis que de Nirvana


Plus surprenant, à la question de savoir ce que Frances pense de Nirvana, la jeune femme répond : « Je n’aime pas vraiment Nirvana tant que ça. Désolé, les gens de la promotion, Universal. Je suis plus dans du Mercury Rev, Oasis, Brian Jonestown Massacre. La scène grunge ne m’intéresse pas vraiment. En revanche, Territorial Pissings est une putain de bonne chanson. Et Dumb, je pleure dès que j’entends cette chanson. C’est une version dépouillée de la perception que Kurt a de lui-même. De lui même drogué, sobre, qui ne se sent pas à la hauteur du titre de voix d’une génération. […] Il voulait que son groupe ait du succès, pas devenir la putain de voix d’une génération ». Frances fait également référence au fantôme omniprésent de son père, qu’elle entend toujours, partout, comme une ombre qui la suit sans cesse. Elle fait tout d’abord référence à un stage chez Rolling Stone, où elle travaillait juste en face d’un portrait géant de Kurt. « J’avais 15 ans quand j’ai réalisé que je ne pouvais pas lui échapper. Même quand je suis dans une voiture, j’allume la radio et il y a mon père ».

Une ombre colossale


« Il est plus grand que la vie elle-même, et notre culture est obsédée avec les musiciens morts. On adore les mettre sur un piédestal. Si Kurt avait juste été un énième mec qui a abandonné sa famille de la plus dégueulasse des manières possibles… mais il ne l’était pas. Il a inspiré des gens qui l’ont mis sur un piédestal, pour qu’il devienne Saint Kurt. Il est devenu encore plus gros après sa mort qu’il ne l’était de son vivant. Personne ne pensait que ça pouvait devenir plus gros. Mais ça l’est devenu. » Elle raconte également qu’une fois, les membres de Nirvana étaient avec elle, lui disant à quel point elle ressemblait à son père, dans les mimiques, les réactions. « Tu fais exactement ce que ton père aurait fait ». Aujourd’hui, Frances Bean Cobain se consacre à de nouveaux projets, déterminée à faire quelque chose de sa vie. A 22 ans, elle ressent pour la première fois l’envie de créer quelque chose. À peu près à la même période où son père a accouché du premier album de Nirvana. Certainement une histoire de gènes.

Par Random Hero le

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