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Difficile d’oublier les visages cristallins et fascinants des sœurs Lisbon, s’animer sur les notes de Playground Love. Le thème lancinant composé par Air avec la voix de Thomas Mars, chanteur émérite de Phoenix. L’hymne de toute une génération d’adolescents dans les années 2000, épris par les premiers balbutiements de leurs tourments amoureux.

L’un des thèmes subtilement abordés par le tout premier film de Sofia Coppola, sorti en 1999. Au-delà du simple qualificatif de « chef-d’œuvre » (un poncif qu’on a un peu tendance à utiliser à tort et à travers), Virgin Suicides est avant tout le film de toute une génération. Une œuvre qui cristallise avec une justesse presque déstabilisante les déboires de cinq jeunes filles, qui grandissent au sein d’une banlieue huppée de l’Amérique puritaine des années 70. En prenant à contre-pied le spectateur, la jeune réalisatrice posait d’entrée de jeu les bases de son cinéma bourré de paradoxes. À la fois dramatique et sensible. Sublime et morbide. Jouant sans cesse entre la fine corde qui sépare l’innocence et le profond désespoir de ces cinq sœurs, dont on connait dès le début le destin tragique : le suicide.

Une œuvre complexe


Adapté du roman de Jeffrey Eugenides, le film s’évertue à peindre les joies, les peines et les frustrations de ces jeunes femmes qui ont en apparence tout pour être heureuses. Des êtres qui sont ici filmés amoureusement, installant une tension presque charnelle avec le spectateur : elles sont blondes, ont les yeux limpides, des vêtements clairs, et baignent souvent dans une aura de lumière qui ne fait qu’accentuer cette peinture angélique. Tout au long du film, la soundtrack toute en légèreté souligne tour à tour la tension, la fascination, l’envie et la peur. Le lien qui se créer entre le spectateur et les sœurs Lisbon reste d’ailleurs l’un des moteurs principaux du film. Tout est fait pour que vous vous identifiiez à elles. Leurs premiers amours, leurs premières transgressions, leurs premières cigarettes, leurs premières relations sexuelles. Le regard tendre de la réalisatrice tranche souvent avec la dureté de cette mère autoritaire et puritaine, et de ce père castré. Un homme désarmé et désabusé. Une accumulation de petites choses qui vont conduire les jeunes filles vers une lente et douloureuse descente aux enfers.

Une réédition événement


La sensibilité de Sofia Coppola, l’interprétation de la jeune Kirsten Dunst, la soundtrack de Air : tous ces éléments peuvent êtres considérés comme les différents organes vitaux d’un seul et même organisme. L’un ne fonctionnerait pas sans l’autre. À ce titre, on peut aisément considérer que la mythique bande originale du duo de Versailles possède une place primordiale dans le déroulement du film. Elle est irremplaçable. Pour les 15 ans de Virgin Suicides, Warner et Parlophone ont décidé de rééditer cette OST de la plus belle des manières, en mettant sur le marché une édition limitée de 5 CDs, bourrés de remix, de versions live et d’inédits. Le tout sera disponible dès le 15 juin prochain. Une belle manière de se replonger une nouvelle fois dans l’univers éthéré du film qui aura marqué une génération entière.

Virgin Suicides - NEWS01

Par Random Hero le

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