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La guitare racle lentement, résonnant depuis le fond de la pièce. Un type éternue, d’autres discutent en background. L’ambiance se fait lourde, le son compressé est usé par le poids des années. Et soudain, la voix de Cobain retentit.

Le début d’une belle descente décharnée, presque hypnotique, qui revisite And I love Her, le classique des Beatles datant de 1964. La diction lente, l’instru sombre qui traine des pieds, la pesanteur. On est en plein dedans : le Kurt intime, usé, las et délavé, promis par le très attendu documentaire Montage of Heck à paraitre sur HBO. Très loin de la musicalité de McCartney, Cobain semble cracher ses accords à bout de souffle, faisant naitre une beauté inattendue dans cet océan de désespoir. Il n’y a pas à dire, ce mec avait vraiment quelque chose que très peu d’artistes peuvent se targuer d’avoir. Il n’est donc pas foncièrement étonnant de voir la nouvelle génération revisiter les classiques de Nirvana. Ce qui reste quelque chose d’assez étrange à dire. Oui, une génération a eu le temps de voir le jour depuis la mort de Cobain, il y a 21 ans. Baptisée Whatever Nevermind, cette compilation du label Robotic Empire est un fier hommage à l’album culte du groupe. Jetez-y une oreille si le cœur vous en dit. Mais ne manquez pas la reprise de Cobain, accompagnée de l’original juste en dessous :

Par Random Hero le

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