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En 2016, Kendrick Lamar a abreuvé les foules avec son Untitled Unmastered, une compilation d’anciens morceaux inédits qui n’avaient encore jamais vu le jour. Son dernier vrai LP, le magnifique To Pimp A Butterfly, remonte à 2015. Alors qu’il s’apprête à fêter ses deux ans (déjà), Kendrick Lamar a déjà les yeux tournés vers l’avenir.

Et pour cause, le paysage culturel, politique et social américain a dramatiquement évolué, confirmant des craintes et une fracture sociale largement évoquée sur l’album précédant. À la une de T Magazine (le supplément culturel du New York Times), le rappeur de Compton a évoqué le ton et l’esprit de son prochain disque, qui s’annonce forcément très engagé, mais aussi ouvert et très spirituel. L’acceptation et l’ouverture d’esprit semblent être les maîtres mots, comme l’explique cette longue allégorie faite par Kendrick lui-même. Après avoir demandé au journaliste s’il avait un enfant, il étaye : « Voilà ce qui se passe dans ma tête lorsque j’écris. Un jour, j’aurai peut-être une petite fille. Elle va grandir. Elle sera une enfant que je vais vénérer, je l’aimerais toute ma vie, mais elle atteindra forcément un point où elle commencera à avoir d’autres expériences. Elle prononcera des paroles, ou fera des choses que je ne pourrai pas approuver, mais c’est la réalité, et au fond, j’ai toujours su qu’elle finirait par en arriver là. Et c’est très perturbant. Mais je dois l’accepter. On doit l’accepter, et on se doit d’apporter nos solutions sur comment gérer la chose, et agir en conséquence ». Apporter des solutions, agir, mais aussi comprendre. Kendrick semble avoir un besoin « très urgent » de faire le point, tirer la situation de son pays au clair. Il continue : « Lorsque je parle d’une petite fille, c’est l’analogie d’accepter le moment où elle décide de grandir. On aime les femmes, on apprécie leur compagnie. À un moment de ma vie, j’aurai peut-être une petite fille, qui va grandir et me parler de sa relation avec une autre figure masculine, chose que redoute une grande partie des hommes. Apprendre à l’accepter, ne pas s’enfuir, voilà le message que je veux donner avec cet album ». Si rien n’est dit sur les productions ni les collaborations, à travers ce message, c’est bien la philosophie du prochain album qui transpire. Il est également revenu sur l’évolution par rapport à son précédent disque : « Avec ce qu’il s’est passé dans les mois qui ont précédés, je pense que mon attention est de vraiment de me recentrer sur ma communauté, et les autres communautés dans le monde où ils font le travail sur le terrain. To Pimp a Butterfly mettait le problème dans la lumière. Aujourd’hui, je ne suis plus dans l’optique de simplement le mettre en lumière. Nous sommes à une période où on exclut l’un des composants majeurs de la vie : dieu. Plus personne n’en parle, car il est en conflit avec ce qu’il se passe dans le monde, tout particulièrement lorsqu’on parle de politique, du gouvernement ou du système ». On ne connaît pas encore la date de sortie du prochain Kendrick, on ne sait même pas s’il sortira vraiment cette année. On espère simplement que son géniteur prendra tout le temps qu’il lui faudra pour sortir ce disque qui s’annonce (on l’espère) aussi indispensable que ses prédécesseurs.

Par Random Hero le

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