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La première chose que l’on se dit en écoutant le nouvel album d’Anthony Gonzales, c’est que M83 vient de tourner le bouton un gros cran plus haut dans le registre pop. Selon son géniteur, Junk est un album sincère, un fourre-tout qui part d’une démarche à la fois nostalgique et éphémère.

Dans la dictature du clic, tout est devenu jetable. La marge d’exposition d’un artiste devient graduellement réduite, et notre société obéit à des codes de plus en plus anxiogènes. Tout s’accélère, tout a une date de péremption. En composant Junk, M83 savait qu’il n’allait pas plaire à tout le monde. C’est probablement la malédiction inhérente, qui colle à la peau de chaque artiste qui a eu la chance de pondre ce que le monde s’accorde à qualifier de classique essentiel. Sorti en 2011, Hurry Up, We’re Dreaming est un double album auréolé, qui a propulsé le producteur d’Antibes au sommet. Ses chansons étaient reprises partout. Dans des films, des séries, des jeux vidéo, des pubs. Peut-être même jusqu’à l’overdose. Aujourd’hui, Junk symbolise une rupture. Un retour à des émotions plus brutes. Une ode aux références, et à l’enfance d’Anthony Gonzales : « J’ai l’impression d’avoir été chanceux de grandir dans les années 80. Avec cet album, j’essaie de me souvenir de ce qui m’a ému. Les étés à Antibes, les balades à Juan-les-Pins pour manger une glace, les séries télé comme Madame est servie qu’on regardait en famille… […] Ce sont des moments perdus à jamais. C’est triste, et en même temps super beau ». Le résultat sonne souvent kitsch, cotonneux, ultra-pop. Bien qu’il divisera les fans, Junk est l’album de l’innocence retrouvée.

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Par Random Hero le

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