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On l’avait mis dans notre Mixtape du #010 de S!CK, et on ne s’en est toujours pas remis. Avec Fuck le 17, les rappeurs de 13 Block ont tout simplement lâché l’un des plus gros bangers de l’année. Mais dans le sillage sulfureux de leur morceau, ils ont aussi réussi à mettre le doigt sur un vrai problème culturel.

Au risque de surprendre, ce n’est même pas tant le propos incendiaire du track qui dégomme (NTM et N.W.A ont déjà largement exploré le sujet de la contestation policière frontale). C’est bien cette prod faite de sirènes incessantes et martelées qui ne vous lâchent jamais. Oppression et paranoïa se distinguent dans ce track brut au possible. Un moment dépouillé qui prend aux tripes, et qui a vivement fait réagir depuis sa parution. Et c’est là que le vrai propos du morceau entre en jeu : dans sa provocation ouverte, Fuck le 17 n’a pas été sans répercussion pour 13 Block. Le directeur de la police s’est dit écoeuré, et le groupe s’est depuis pris un sérieux retour de bâton (Laurent Nunez, secrétaire d’État à l’Intérieur a promis de saisir la justice). Il y a encore quelques jours, on apprenait l’annulation pure et simple de plusieurs concerts. Une réaction épidermique, qui reste avant tout le témoin de l’importance du sujet abordé, qui est finalement plus brûlant que jamais. C’est peut-être ça, la plus grosse leçon à tirer du banger de 13 Block. Des siècles d’histoire de l’art n’ont fait que le confirmer : la provocation fera toujours partie de la proposition artistique. Encore faut-il qu’elle soit comprise.

Par Random Hero le

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