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Ce garçon répond point par point à la définition générale que vous vous faites d’un petit prodige. A seulement 16 ans, il remporte le concours Emerging Talents du festival Glastonbury, un an plus tard il fait la première partie des Foals, aujourd’hui, il sort son premier EP.

Au-delà de son CV déjà impressionnant et de sa maturité indéniable, c’est surtout sa musique qui tape dans le mille. La qualité de son premier EP parle d’elle-même, savante rencontre entre pop délicieuse, nappes électroniques rétros, et influences rock anglais. Declan McKenna ne se sépare jamais de sa guitare, et la spontanéité de ses textes n’a d’égal que la profondeur de ses instrus. Une ambivalence, presque contradictoire, qui fait de Declan la parfaite anomalie. Selon lui : « J’ai été dans la musique toute ma vie, c’était donc naturel pour moi de me lancer dans un projet musical, c’est un truc que j’ai toujours aimé faire ». Mais la maturité des textes et la complexité de ses productions le séparent du simple gamin qui veut passer à la vitesse supérieure. Sur Brazil, il dénonce la corruption de la FIFA de manière subtile, mais terriblement efficace : « Lorsque j’ai écrit cette chanson, tout le monde parlait de la Coupe du Monde, on ne pouvait pas y échapper, mais derrière ça, il y avait beaucoup de choses que peu de gens osaient dire, donc j’ai décidé d’écrire là dessus. Je ne pensais pas que quelqu’un l’entendrait un jour ! ». Sorti le 4 mars, son premier EP Stains s’ouvre sur une petite claque appelée Paracetamol. Un morceau à la fois sombre, puissant et envoutant, qui évoque le suicide de Leelah Alcorn, une ado transsexuelle de son âge : « J’ai composé la mélodie alors que j’avais 15 ans, des mois avant avoir écrit les paroles et le refrain. Puis l’année dernière, j’ai entendu parler de l’histoire d’une jeune transsexuelle qui s’est suicidée suite à une thérapie forcée par ses parents. Ça m’a rendu fou, et j’ai écrit une chanson dessus le jour même. C’est un titre qui parle de l’oppression, et c’est écrit de la perspective d’une figure d’autorité. Donc les paroles sont assez horribles, vraiment, mais je voulais pousser le truc afin de tourner en ridicule ceux qui oppressent les gens pour ce qu’ils sont. Les influences vont du Mystery Tour des Beatles, en passant par Bowie et Paul Simon en plus électronique ». Vous n’avez pas fini d’entendre parler de lui.

Par Random Hero le

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