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Si Marilyn Manson a su faire évoluer sa carrière sans renier le côté toxique de sa personnalité, aucun de ses albums récents n’atteint l’intensité furieuse de l’époque Antichrist Superstar. Manson à son apogée pour certains, et un album qui vient de souffler sa vingtième bougie.

On passera sur le côté révolution culturelle d’un album qui aujourd’hui encore, ne s’écoute pas de manière innocente. Antichrist Superstar, c’est avant tout l’hymne de la contestation, qui puise sa force dans une profonde rupture politique et sociale. Le disque est construit avec une logique difficilement perceptible, qui narre l’élévation de l’homme ignorant vers le statut de quasi-divinité, avant de sombrer dans un profond rejet, un dégoût de lui-même, et enfin la mort. Lors de sa sortie en 1996, l’album jugé anti-catholique avait provoqué un véritable raz de marré vitriolé de la part d’une Amérique puritaine qui n’était clairement pas prête pour ça. Véritable succès anti-mainstream, Antichrist Superstar est resté culte tant il a propulsé Manson au rang de véritable légende urbaine. Mais ce n’était pas simplement ça. Sur le plan musical, le disque se fait également le témoin d’une rare fureur, constamment sublimé par des productions à l’aura poisseuse et crade signées Trent Reznor. On reconnaît bien là le leader de Nine Inch Nails, qui est à créditer sur cet album pratiquement au même titre que Manson lui-même. Deux décennies plus tard, The Beautiful People, 1996 ou encore Tourniquet font toujours aussi mal. N’oublions pas non plus les 83 pistes de silence qui menaient à un morceau caché qui se termine exactement là où l’album commence. La boucle est bouclée, comme un éternel recommencement.

Par Random Hero le

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