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The Satanist, de Behemoth

Le Diable peut Pleurer

Personne ne s’attendait à entendre une comptine en écoutant le 10e album des Polonais satanistes de Behemoth. Mais quand bien même, cette nouvelle offrande délivre tout ce qu’il y a de plus beau dans le métal extrême. Ou l’art d’immiscer une ambiance goth oppressante, au beau milieu de rechutes lucifériennes jubilatoires. Ancrée dans un mysticisme de circonstance, The Satanist délivre avec passion tout ce que l’on attendait d’elle. À savoir un album à la violence enivrante, sans retenues, et qui ne nous ment pas une seule seconde sur la marchandise.

Il aura fallu 5 ans d’absence pour que Nergal et sa bande déferlent enfin leur musique de toutes leurs forces, comme si c’était leur dernier jour sur terre. C’est toujours dommageable de voir des artistes lever le pied pour des raisons de santé, surtout quand c’est un truc aussi moche que la leucémie. Depuis leur album Evangelion, le charismatique leader a encaissé bien des batailles, remettant sérieusement en doute son aptitude physique à continuer le testament amorcé en 1991. Qu’à cela ne tienne, son retour d’entre les morts semble avoir insufflé une vie insoupçonnée à Behemoth. La puissance est organique, plus directe que jamais. The Satanist ne s’embarrasse pas de chemins détournés, pour le plus grand bonheur de nos tympans adeptes de blast dans tous les sens, et de sautes d’humeur aussi frénétiques qu’empoisonnées.

Et puisque l’on parle du groupe célèbre pour ses multiples poursuites suite à des bibles déchirées et autres incitations au meurtre, on ne s’étonnera pas de retrouver cette écriture tout sauf catholique « I saw the virgin’s cunt spawning forth the snake », « I raped and raped and raped the daughters of Zion ». Le parfait berceau d’une ambiance vicieusement sombre, que la formation semble avoir mis un point d’honneur à bâtir, quitte à vexer quelques adeptes de la défonce sonore pure et dure. Les traditionnels cœurs s’enchevêtrent ici avec des passages plus atmosphériques, qui construisent lentement mais surement une aura absolument démentielle. De quoi apposer un contexte à la tension palpable, propice aux déferlements slayeriens que le peuple réclame.

Et là encore, The Satanist délivre, et brillamment qui plus est. Blow your Thumpets Grabriel est le parfait exemple de cette lente élaboration, qui ne déchaine copieusement les enfers qu’en fin de morceau, avant d’enchainer sur le littéralement possédé Furor Divinus qui lance réellement les hostilités. C’est du trash / death métal pur jus, quelque soit l’étiquette que vous voulez leur coller. Un disque d’une rare violence, où Nergal se dépense sans compter, et où le batteur Inferno rend un fier hommage à son patronyme. Le tout avec une constance qui frise l’indécence, et ce jusqu’au final de 7 minutes O Father O Satan O sun. Une véritable messe macabre, profession de foie d’un retour sanglant, que l’on n’hésitera pas à recommander chaudement à tout ceux qui ne sont pas contre une bonne raclée auditive de temps à autre.

Behemoth The Satanist - VERDICT

Par Random Hero le

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