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C’est toujours sympa de retrouver Bassnectar, même si ce n’est que pour 4 satanées nouvelles tracks. S’il reste ce que l’on appelle un putain d’ancien dans son domaine, Lorin Ashton n’en est pourtant pas encore résolu à jouer les vieux cons. Mieux, il continue (à l’image de tant de ces pairs) à repousser les limites de la bass music. Sa dernière griffe en date (l’album Vava Voom) avait su mettre le peuple d’accord par KO. Aujourd’hui c’est avec un EP aussi court qu’intense que le producteur revient, bien décidé à nous déverser une dose supplémentaire de dubstep bien fraiche. Et bien lui en aura pris.

On en reparlait dans notre récent dossier sur les 50 meilleurs albums Dubstep, la créativité n’est clairement pas ce qu’il manque à la scène ces temps-ci. Si les sempiternelles critiques faites à l’encontre du genre par ses nombreux détracteurs n’iront pas se taire avec cet énième EP, c’est pourtant ici encore l’occasion de constater que le genre (surement par le biais de toutes ses variantes électroniques) a encore beaucoup à offrir.

En fier représentant, Bassnectar ouvre les hostilités sur un Raw Charles qui porte clairement bien son nom. Du cru, du sale, du puissant: en bref, un bon gros taquet aller-retour qui ne s’embarrasse même plus d’attendre les 30 premières secondes de la track pour envoyer son drop bien dégueulasse. La ligne de basse est crade à souhait, et l’effet escompté ne tarde pas à se faire sentir. La recette parfaite pour rebooster la foule d’un festoch bien dark passé 4H du mat. Colorstorm (qui porte également bien son nom) deal sur un tout autre territoire. Ici, on est bel et bien dans un Bassnectar qui flirt discrètement vers quelque chose de plus commercial. Le mot n’est pas une insulte, et le résultat plutôt réussi alterne entre intru efficace et passages aériens.

La transition serait presque parfaite avec les premières douces notes d’Expanded, l’épilogue tonitruant de ce court EP qui nous ferait presque, lointainement, pendant un claquement de cil, penser à une track cachée du duo électronique Nero. Une fois n’est pas coutume avec Ashton, l’éclectisme semble être de rigueur, réponse universelle à la monotonie. Bassnectar se réinvente sans cesse, il explore, se diversifie, ne s’enferme nulle. Clou du spectacle, l’éponyme Take you down (qui a le bon gout d’être accompagné d’une version remixée fort savoureuse) explore les allées fluo d’une intro trance qui balance plein de couleurs partout, avant de revenir sur un drop stadium-ready qui fait pour le coup carrément penser à l’excellentissime Rustie.

Avec plus de 35 balais au compteur, la soif de diversification de Lorin Aston a encore frappée. Jamais rassasié, le géniteur des énormes Divergeant Spectrum & Vava Voom nous gratifie ici d’un EP qui répond à la définition même de ce qu’on aime chez un EP: court, intense, et totalement décomplexé.

Bassnectar TYD - VERDICT

Par Yox le

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