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Save Rock and Roll, de Fall out Boy

Du Phénix à l'Ouroboros

Patrick Stump, Pete Wentz, Joe Trohman & Andy Hurley. 4 noms cachés sous la machine à tubes Fall Out Boy, qui inondent un rock / punk enjoué diablement efficace depuis 2001. Depuis l’indétrônable Take This To Your Grave. Enrôlé dans un succès édifiant, la formation endossera pourtant les pires étiquettes, de formation commerciale à groupe MTV pour ados boutonneux. Pourtant, pas de quoi déstabiliser la ligne de conduite du quatuor qui met aujourd’hui fin à 5 années de hiatus avec Save rock and roll, un opus qui prône une fois de plus de changement dans la continuité. Et ça fonctionne plutôt bien !

Sauver le rock and roll lorsque l’on s’appelle Fall Out Boy, il y a de quoi donner du grain à moudre aux éternels réfractaires du groupe qui se mangent d’entrée de jeu une provocation bien placée. De quoi donner envie de dire à la bande de Pete de commencer par se sauver eux même. Pourtant, dès The Phoenix, la première track de ce nouveau LP (tout un symbole), le groupe démontre, non sans l’aide d’un beat punchy, d’une drum endiablée et de lyrics fracassants, qu’il est en total contrôle. La couleur est donnée: Fall Out Boy va faire du Fall Out Boy, n’en déplaise aux détracteurs !

Ceci étant dit, on bascule sur un My Songs Know what you did in the Dark qui bombarde un « Light them up » énergiquement, avec détermination. Les guitares s’emballent, les cœurs résonnent, la lead voice s‘égosille comme à l‘accoutumé: c’est savoureusement familier, et surtout diablement efficace. Comme à la bonne vielle époque de Sugar, we’re going down et cie.

Et pendant 11 morceaux, la formation va persister et signer, multipliant les diverses influences, soigneusement appliquées à une formule désormais incontournable. You don’t mess with the colonel recipie !

Alors que l’excellent Where did the Party Go profite d’une touche pop qui rappelle hautement l’univers déluré d’un Panic! At the Disco, The Mighty Fall, lui, remplit de son côté le rôle du featuring rap de l’album avec un Big Sean discret mais relativement honnête. Dans Miss Missing You, le synthé gentillet tranche avec le (léger) break Dubstep de Death Valley, l’excellente track suivante qui déchaine une voix saturée au milieu d’un morceau qui s’encre instantanément en tête. « I wanna see your animal side, Let it all out, I wanna see the dirt under your skin ». Un peu plus loin, les guitares acoustiques de Young Volcanos prennent brillamment le relais, pour mieux nous laisser entre les mains expertes d’un back up vocal féminin des plus agréables sur Just One Yesterday. Et le tout, sans le moindre temps mort.

Rares mais efficaces, des invités de marque sont aussi de la fête, un peu à l’image de Courtney Love sur l’entrainant Rat A Tat qui s’introduit par un mémorable « It’s Courtney, bitch ». Il fallait pas ! Le point d’orgue étant sans conteste la participation d’Elton John sur le titre Save Rock and Roll, qui s’impose comme le seul titre relax de tout l’album. Une construction plus lente, mais plus précise où piano, rythme lancinant et cœurs insistants battent à l’unisson pour conclure l’album en beauté.

Comme l’Ouroboros, Fall Out Boy tourne en rond. A la différence que jamais un instant il ne se mord la queue. Maîtrisé, punchy, et sans temps morts, à défaut de sauver le rock and roll, les Fall Out Boy ont réussis à se sauver eux même via un album efficace, qui sacre ce que la formation fait de mieux: un rock/punk juvénile aussi commercial qu’entraînant.

Fall out boy SRR - VERDICT

Par Yox le

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