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Son premier album n’avait pas convaincu, mais les mixtapes qui ont suivi cet échec n’ont cessé de confirmer le talent et la virtuosité d’Asher Roth. Cette carrière inversée et paradoxale a permis au rappeur de solidifier son univers musical qui déploie toute son ampleur et délivre toute sa saveur dans RetroHash. Entre le hippie branché et le hip hop désinvolte, Asher livre un second album qui a l’effet d’une bonne bouchée d’air frais, sans pour autant tomber dans les clichés assourdissants du genre. Résultat, après une bonne dose de Hash, on ne peut qu’approuver !

D’Asher Roth, vous devez connaitre I Love College, cet hymne universitaire et populaire synonyme de débauche païenne dans la pure tradition du genre. Au fond, c’est avec cette même désinvolture et cet esprit positif que RetroHash a été conçu. Comme si après une longue retraite avec des moines bouddhistes, le rappeur avait enfin acquis la maîtrise de son art. Mais ce qui aurait pu correspondre à une bouillie de positivé nauséabonde tout droit sorti d’un programme de Disney Channel affiche dés les premiers titres une homogénéité étonnante. On dit que c’est dans la misère et la tristesse qu’un artiste délivre ses plus belles œuvres. RetroHash est un bras d’honneur à cette convention. Émancipé, libéré des canons du hip-hop, Asher Roth prends le large, comme dans le reposant Pot Of Gold où il lâche ces quelques rimes : « We all got problems, don’t need yours / But keep that shit on record ». Message reçu !

À l’inverse de Kid Cudi, qui lui aussi s’amuse à transcender les genres en abandonnant de plus en plus ses racines, Asher Roth ne délaisse pas pour autant les couplets rappés. L’occasion pour lui de dégainer un flow carré comme sur l’excellent Last Of The Flohicans, l’un des meilleurs titres de l’album. Puis d’un autre côté, on retrouve des titres assez étonnants comme Tangerine Girl, à l’influence disco, aux chants presque cantiques et à l’unique couplet qui vient rompre cette ambiance érotique. Et dans cette masse d’influence, il se dégage une certaine consistance, une certaine logique qui fait de RetroHash un LP unique et agréable à écouter en boucle. Au final, après une dizaine de titres, il est impossible de définir RetroHash comme un incontournable, tout comme il est impossible de nier que ce second album est une réussite, aussi agréable à écouter qu’à réécouter.

Asher Roth Retrohash - VERDICT

Par Sholid le

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