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People Hell & Angels, de Jimi Hendrix

Dans un dernier souffle

Plus de 40 ans après sa disparition, l’âme du trop jeune défunt Jimi Hendrix ne semble toujours pas avoir trouvée le repos. Grattant encore fantômatiquement les cordes de sa guitare de droitier, James Marshall Hendrix résonne toujours dans la conscience collective avec ses riffs psychés, hymne d’une époque toute entière qui semble ne jamais vouloir vraiment se terminer.

Depuis 4 décennies, ce sont des dizaines de tributes et autres compils qui ont vu le jour, rendant toujours ce même hommage au guitariste le plus célèbre de Seattle et qu’on ne présente désormais plus. Valleys of Neptune, (qui se concentrait sur les productions inédites de 68) laissait pourtant un arrière goût d’inachevé. Avec People, Hell & Angels, le constat qui s’impose n’est malheureusement pas si éloigné, mais il est possible de relativiser.

Si nous ne sommes pas dans du Hendrix pur jus qui soulève les foules à la Purple Haze, Voodoo Child ou encore l’engagé Machine Gun, cette nouvelle compilation d’inédits enregistrés en 69 est loin de l’œuvre bankable sans scrupules.

Au contraire, la prédominance de sons typés Blues transforme rapidement la surprise en séduction. Earth Blues et Somewhere ouvrent l’album tout en retenue, mais n’en oublient pas les riffs de guitares électriques tout en distorsion, rythmés par la voix posée de Jimi. Pas de doutes, il y a indéniablement un parfum de Woodstock qui flotte au dessus de ces arrangements qui servent de machine à remonter le temps.

Avec Easy Blues, Hey Gipsy Boy ou encore Izabela, on ne peut dénier la qualité des sons présents. D’autant plus qu’ils ne sont après tout que les matériaux, pour la majorité, même pas destinés à être entendu ! Des productions directement sortis du laboratoire de Jimi qui avait son propre studio et qui était également très prolifique, comme en témoignent les nombreux inédits qui fleurissent au fil des années.

Plus que jamais, cet album dresse le constat d’une sobriété qui finit par envoûter. Comme d’ultimes notes grattées dans un dernier souffle, chantées à demi voix. Vibrant, authentiques, les balades s’écoutent le volume réglé sur medium. On est loin des passages de feu sacré de l’époque mythique, même si quelques solos réveillent le démon sans jamais l’emmener dans l’extase des grandes prestations.

Véritable coup de cœur de la sélection, le très funky Mojo Man signe une fin d’album plutôt remarquable. A moins que ce ne soit le début diront certains.

Quoi qu’il en soit, ce People, Hell & Angels symbolise une accalmie bien loin des solos endiablés estampillés marque de fabrique Hendrix. C’est le témoignage d’une recherche artistique nouvelle dans la vie d’une légende qui ne cesse de fasciner et qu‘on ne laissera décidément jamais partir. Surement la rançon de l’immortalité.

Jimi Hendrix PHA - VERDICT

Par Yox le

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