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Paragon, de Paper Diamond

Electro Eclectique

Intro chiadée, posée par un piano lancinant, montée en puissance salvatrice qui pose le décor presque cinématographique. C’est incontestablement un parfum de grandeur qui émane des premières notes de Paragon, la nouvelle production de d’hyper-productif Alex Botwin. Label de musique, studio, ligne de vêtement, celui qu’on appelle désormais Paper Diamond est à coup sûr une valeur montante de son milieu. Touche à tout, électron libre, il ne faut pas bien longtemps avant de cerner la personnalité du monsieur. C’est donc presque naturellement qu’on retrouve un second album éclectique: dubstep, trap music, et même funk, Paragon joue sur tous les tableaux en gardant une cohésion qui frise l’indécence. Chronique.

C’est avec la Dubstep de All Goose que Paper Diamond lance fièrement les hostilités. La construction est épurée, presque géométrique, mais l’efficacité est au rendez-vous: ça tape là où ça fait mal, c’est propre, et on aime. Même constat pour le Temple Run en featuring avec Baka qui fait dans le plus traditionnel, mais le non moins efficace.

Dans ses pérégrinations au cœur du genre électronique, Paper Diamond n’oublie pas de nous prendre par la main, pour mieux multiplier les arrêts qui s’impriment dans le cortex avec autant de mélodies qui restent dans le cerveau. Et ça commence par l’excellentissime (bien que haut perché) XIX, qui déballe une aura mystique hautement servie par une vocalise féminine qui n’est pas sans rappeler une certaine Aluna George, qui officie pour le compte d’un certain duo qui a secoué la scène électro avec l’énorme Welcome to Reality (Nero pour ne pas les citer).

Puis deux track plus tard, revoilà Alex B qui nous sert une toute autre soupe: la trap hautement stylisée de They Can’t Tell Me Nothing, soutenue par un flow honnête qui en satisfera plus d’un. Avant de mieux re-basculer dans un groove entrainant sur le sympathique Jus Like Clockwork, ou bien le très old-school interlude Like A summer Breeze qui donne vie à l’expression court mais intense. Enfin, l’enjouée In My Right remplit admirablement sa fonction de down tempo. Fausse note de l’album, le peu inspiré Wasting Time finit fatalement par bien porter son nom.

La bombe en puissance, c’est du côté du puissant PaperHype qu’on ira la chercher. Un (presque) final explosif qui débite des riffs lourds, saturés, et ultra efficaces distillant un univers dark à souhait, chargé d’électricité. Electro heavy, break dubstep, univers un peu trance: le mélange des genres fait une fois de plus des miracles.

Retour du piano, ambiance tamisée, l’Outro presque lyrique de Paragon dépose la note finale à cet album qui – sans avoir réinventé aucun des genres qu’il entend explorer – fait office d’interlude haut de gamme entre deux grosses productions électroniques. Un testament audio qui fait définitivement entrer Paper Diamond dans les artistes à surveiller de (très) près.

Paper Diamond P - VERDICT

Par Yox le

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