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Out of the Black, de Boys Noize

Jusqu'au black out

De nos jours, il y a des artistes qui squattent tellement le cœur du public que, lorsqu’il en vient de la sortie de leur nouvel album, c’est toujours une cause nationale qui rassemble tous les amateurs de gros son. Parmi ces dieux de la scène on retrouve bien sûr l’incontournable Boys Noize (Alex Rhida) dont les riffs techno au style franco- allemand font mouche aux 4 coins du globe. Pour son 3ème album le géniteur de Oi Oi Oi revient donc aux bases. Qu’on se le dise, Out of the Black est un album qui tape fort. Et à ce jeu là, on a bien envie de tendre l’autre joue.

Clairement, Boys Noize fait partie de cette trempe d’artistes qui explosent vraiment à la suite d’un premier album magistral qui restera à tout jamais au panthéon de l’électro mondiale. Oi Oi Oi est un disque de cette came, qui un peu comme Cross de Justice ou Idealism de Digitalism, est un album dont il est difficile de revenir. Power, le deuxième disque de Boys Noize était électrique, technique et mélodieux, mais peut-être un peu trop sage. XTC, le premier extrait d’Out of the Black redonne le ton.

Alex Rhida a définitivement ressorti l’artillerie lourde !

Avec ses riffs techno / club / trash, XTC est clairement une drogue musicale qui porte bien son nom. Le genre qui fait danser les foules comme des robots, aliénés par le bliss que déverse le berlinois par hectolitres. La montée en puissance est grisante, et le drop qui ne s’embarrasse pas de fioritures est une force sauvage qui inonde les neurones de son beat meurtrier.

Pourtant ne vous y trompez pas, chaque morceau résulte d’un travail d’orfèvre, un peu à l’image de What you Want. Le premier titre de l’album est un véritable puzzle où les sonorités semblent s’imbriquer les unes dans les autres sans vraiment de sens, jusqu’à tout à coup former cet ensemble qui donne envie de crier au génie. Plus que jamais avec Boys Noize, les morceaux prennent vie devant vous.

Au gré des voix robotiques et digitales répétées qui font indéniablement penser aux Daft Punk, la mélodie se crée, et la magie opère. On retrouve bien là le style du monsieur.

Missile, Conchord (avec Siriusmo), Merlin, Stop, tout ces morceaux portent fièrement les couleurs Boys Noize. Une électro poussée à l’extrême qui dénonce à sa manière le mainstream en jouant ses propre codes qui sont ici déformés. Le résultat donne ces sonorités à la chaînes, presque industrielles qui pourraient sortir tout droit de l’usine des temps modernes de Chaplin.

Et à ce jeu là, c’est Ich R U qui s’en sort le mieux. Une transe musicale qui oppose constamment la froide voix robotique à une mélodie chaude et réconfortante. Un véritable ascenseur émotionnel entre moments de stase et explosions qui n’est pas sans rappeler le procédé d’un certain Let’s Buy Happiness dans le premier album.

Plus que jamais, Alex Rhida alterne entre mélancolie, mélodie et montée en puissance avant de mettre le coup de poing dans la figure que tout le monde attend.

Et ce coup de poing, c’est Reality, notre coup de cœur incontestable de l’album. Un titre aux riffs techno maléfiques qui ferait penser à du Tron Legacy au pays d’Hadès. Entre le chuchotement démoniaque, les montées en puissance saturées et la mélodie enivrante, ce son donne envie de réveiller les morts et de danser avec eux jusqu’au matin. Tout simplement mortel.

Même la collaboration avec Snoop dans Got It ou encore les grosses lignes de basses de Circus full of Clown amorcent un écart un peu plus hip hop que l’on attendait pas. Le tout s’avère pourtant plutôt rafraichissant au milieu de cette apocalypse de basses et de riffs métalliques.

> Voir l’excellent clip de Ich R U

 

Clairement, Out of the black renoue avec les premiers amours de Boys Noize et de son public. Un album puissant, bien loin du gentillet Power qui symbolise le changement dans la continuité. Plus que jamais le berlinois se destine à rester dans la lumière pour faire danser les foules jusqu’au black out.

Out of the black - VERDICT

Par Yox le

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