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Never Say Die, Volume 2

A réveiller les morts

La Dubstep. Quelle musique de petits sauvages diront certains. Mais, mais… c’est du bruit ! Et c’est indécent ! Et pourquoi je saigne des oreilles? Tout arrêter? Moi? Jamais ! Dans cette branche de la bass music entièrement dévoué à la fustigation pure et simple de vos tympans (qui n’attendent que ça, arrêtons de nous mentir), le label Never Say Die Record occupe une place de plus en plus prépondérante. Des autrefois outsiders qui sont entrain de retourner toute la scène dubstep avec un beat qui balaye le commercial à grand coup de déflagrations soniques. En clair: monte le son garçon !

Entièrement mixé par l’illustre Skism (bien connu pour sa délicatesse extrême), la nouvelle compil Never Say Die – sobrement baptisée Volume 2 – distille 25 morceaux d’une rare intensité, pour un total de près d’1H45 de son aux côtés de figures majeures de la scène Dubstep. En tête de liste, l’inénarrable et excellentissime Zomboy, mais aussi 501, Mobscene, les Forreign Beggars (qui sont tellement partout que vous pourrez bientôt les retrouver également dans votre frigo), et enfin les tauliers eux même: Noisia, pour vous ce soir !

L’avantage (qui reste un énorme inconvénient pour certains) avec ce genre de musique, c’est qu’il est strictement interdit de faire retomber la foule. Et même si on retrouve quelques breaks plus calmes disséminés ici et là, la tension est généralement à son comble, enchaînant les explosions, drops démentiels et autres breaks complètement assassins digne d’un Blitzkrieg sonore, qui emporte tout sur son passage.

Et c’est exactement sur quoi se lancent les hostilités de Never Say Die Vol 2: un Blitzkrieg en bonne et due forme, distribué d’une main autoritaire par un Skism en grande forme dans un Like This où le monsieur s’improvise dictateur des murs de sons. Suivi de très près par le général Zomboy et son Mind Control qui déverse une propagande qui asservira jusqu’à la population la plus réfractaire. Seul petit bémol, on aurait bien laissé certains drops à un certain Skrillex, tant quelques touches rappellent le gringalet aux cheveux longs. A croire qu’un « It’s Fucking Zomboy » était plus que nécessaire pour mettre fin à toute notion de confusion. Bon…

Heureusement, le garçon zombie n’en reste pas là, et nous régale sur pas moins de 3 autres tracks. Que ce soit le très haché Run It, l’entrainant Nuclear ou bien le musclé et groovy Kick it en featuring avec Skism, la part de l’anglais est assurée. Au même titre que le prolifique 501 qui semble une fois de plus s’être fait plaisir. Entre le gentil Final Cut (qui peut rappeller du Gemini sur certains points), ou bien le carrément disco Feel for you, nos oreilles en prennent tout naturellement pour leur grade.

Du côté de Dodge & Fuski, on est aussi sur notre 31. Ou plutôt en kimono, ceinture noire serrée autour de la taille avec Sucker Punch et Kung Fu Master: deux titres qui se reçoivent comme on se prend une gifle en aller-retour. Même constat pour le Heat up de Mobscene, ou encore le Lifted de KillaGraham et sa montée en puissance qui sent bon les gros festivals d’été. Assurément l’un des coups de cœur de la galette aux côtés du featuring Noisia / Foreing Beggar sur No Hold Barrel, dans un tout autre registre bien entendu.

25 titres et très peu de fausses notes, c’est un peu la recette de Never Say Die Vol 2 qui va réveiller les morts. Et si le label est encore loin d’enterrer tout le reste, force est de reconnaitre qu’en 1H45, les morceaux poubelles sont pour ainsi dire inexistants. Une belle démonstration bourrée d’inspirations qui va à coup sûr très largement tourner sur les scènes Dub cet été !

Never Say Die V2 - VERDICT

Par Yox le

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