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Tout s’accélère pour les petits dragons depuis l’album Ritual Reunion paru en 2011, qui leur avait fait décrocher les étoiles de la consécration. Originaux, les Suédois originaires de Göteborg le sont. Les apartés jazzy downtempo, les vagues trip-pop perdues dans l’immensité, la voix-haut perchée de la belle Nagano : voilà ce que l’on a envie de retrouver sur un album de Little Dragon. En ce sens, Nabuma Rubberband ne peut être qu’une réussite, malgré les chemins similaires empruntés par le groupe depuis quelques années.

Ce n’était pourtant pas faute d’avoir annoncé à Rolling Stone une volonté de sortir des sentiers battus, de se réinventer. Au l’aube de la phase créative, la formation n’avait pour seule ambition la non-ambition. Pas de directions précises, juste un disque fait au grès du vent, des envies, et du feeling du moment. Go With The Flow, comme dirait Josh Homme. Ce qui en soit n’est pas une mauvaise chose, tant on sait que les barrières ont la fâcheuse tendance d’annihiler toute notion de créativité. On aurait également pu craindre que ce 4ème opus perde en cohésion, et par là même ce qui faisait le charme des précédentes productions de Yukimi Nagano et sa bande. C’est pourtant non loin de leur safe zone que l’on retrouve Little Dragon. Dans leur manteau électronique résonnant, bercé par la voix envoutante de la chanteuse Suédoise-Japonaise. Mirror, le single d’ouverture renoue avec une aura charnelle tamisée, qui pose les bases familières de Nabuma Rubberband. Écris aux côtés d’un certain Trugoy piqué à De la Soul, la piste se veut à la fois introspective, et relativement perchée.

Il faudra attendre Klapp Klapp pour enfin débuter les hostilités. La pression monte d’un cran, et nous rappelle qu’avec les Suédois la dance music n’est jamais loin. On retrouve bien là le groupe qui a signé des collabs avec Gorillaz et SBTKRT. Sans complètement se réinventer, l’album a eu moins le mérite de savoir se nuancer avec justesse. On garde cependant en fil conducteur ce côté pastel / dollhouse, qui peut à la longue donner la fâcheuse impression de tourner en boucle. Ce n’est pas faute d’avoir essayé de varier : de la douceur Let Go aux lointaines saveurs R&B, en passant par l’orchestre Symphonique d’un Nabuma Rubberband, ou encore le très posé Pink Cloud, aux subtiles sonorités asiatiques. On pourrait aussi évoquer ce Groove vicieux dans Cat Rider, ou bien l’excellente Underbart. Véritable temps fort : Only me sort le grand jeu, le vrai, le dansant, le nocturne, celui qui t’embarque de grès ou de force. Tout ça avant d’enchainer sur le bien crade Killing Me. Au bout du compte, le feeling global aura beau paraitre un peu uniforme, il est encore loin d’entacher le propos d’un groupe qui reste définitivement à part sur la scène musicale.

Nabuma Rubberband Little Dragon - VERDICT

Par Random Hero le

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