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LOVE. Bercé par un désir d’immensité depuis ses premiers souffles, la formation des frères Leto a su largement s’imposer en 3 albums d’un rock progressif, qui n’a jamais hésité à malmener les cordes vocales du brun aux yeux bleus Jared Leto. Suite au succès retentissant de This is War en 2009, et sa tournée de plus de 300 dates (un record du monde), c’est presque tout naturellement que 30 Seconds to Mars envoie son nouveau single dans l’espace. Passager de luxe de la fusée Falcon 9, Up in the Air pose la première pierre de Love Lust Faith + Dreams, un quatrième album paradoxalement moins puissant, qui délaisse les envolées purement épiques pour une fausse impression de gigantisme qui donne un peu envie de les laisser s’envoler tout seul.

LUST. Plus que jamais la décennie écoulée depuis le premier EP éponyme 30 Seconds to Mars prend des allures d’éternité. Dès le début Jared Leto avait annoncé la couleur: ce sera quelque-chose de différent, de nouveau, d’excitant. Ne nous méprenons pas, la patte 30STM est toujours bien présente, elle est juste plus effacée, plus édulcorée, presque plus niaise. Passée la grandiose introduction Birth, et ce Conquistador qui semble singer les précédentes productions du groupe (en y ajoutant une sérieuse touche de rock mainstream-remplissage-de-stade-sans-se-casser-le-cul), on se prend de plein fouet un Up in the Air qui fait office de première grosse déconvenue. « Owooowowo, ho ho ho ho… ». Sérieux? Non, vraiment? 10 ans de Attack, Savior, Welcome to the Universe, The Kill, Hurricane, This is War, Beutiful Lie, From Yesterday pour en arriver à des « Wowo » presque incessants? Et voilà qu’on nous ressert exactement la même chose sur Bright Lights, et Do or Die ! Non pas que les pistes soient foncièrement mauvaises, mais il faut reconnaitre que cette obstination pour les chœurs de scander sans cesses une onomatopée à quelque-chose de douteux. Voire de franchement dérangeant.

FAITH. Ce n’est pourtant pas faute de proposer une tripotée de titres qui méritent indéniablement l’attention, comme le grandiose City of Angels, ou bien le punchy The Race (auquel il aurait manqué un tout petit peu plus de cordes vocales pour vraiment atteindre le firmament). De son côté, l’excellente complainte End of All Days ne manque pas de grandeur, expiant d’une voix cassée un « I‘ll punish you with pleasure, and pleasure you with pain » qui en fait à plus d’un titre un des temps forts de ce LP4. Innovation quand tu nous tiens, la marche guerrière Pire of Varanasi imbrique montée en puissance cinématographique et chants indiens mystiques. Véritable coup de cœur de l’album, The Northern Lights dévoue la puissance d’un orchestre qui rappellerait presque l’énorme soundtrack de Tron, au service de la voix grandiose et raisonnante d’un Jared Leto assénant à bout de souffle des lyrics diablement jouissifs. Tout ça avant de finir sur Depuis le début, un épilogue ambiance psychose qui s’achève par une version creepy type boîte à musique du Lac des Cygnes.

Si il ne manque pas d’envolées fulgurantes, Love Lust Faith + Dream souffre d’une cruelle pénurie de vrais passages poussant la voix unique de Jared Leto jusque dans ses retranchements. Une fausse innovation qui cache en réalité un album plus convenu, bien loin de la puissance dévastatrice de ses prédécesseurs. Reste qu’avec un univers atypique et un style musical qui se singularise de jours en jours, 30 Seconds to Mars ne semble pas encore résolu à nous faire redescendre sur terre. +DREAMS

30 seconds to mars - VERDICT

Par Yox le

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