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On a bien compris que l’idée autour d’un album de Glitch Mob était d’écouter ça face à un mur de caissons, entouré d’une foule d’inconnus tout en suintant 2 litres d’eau par heure. Drink the Sea, le premier effort du trio EDM / Dubstep californien transpirait les UV et les longues nuits estivales. Dans les faits, c’était des synth glitchs poncés à l’extrême, noyés dans un océan Bass music aussi immédiat qu’assassin. On tabasse avant, et on discute après. Ce qui n’est pas un mal en soit, loin de là. C’est juste que l’on aurait aimé que le trio nous gratifie d’autre chose qu’une pompe à cash ouvertement fainéante en guise de second album. Car Love Death Immortality résulte surtout d’une volonté à peine dissimulée de capitaliser sur une fanbase plus que respectable. Résultat l’album ne se consomme pas : il se consume.

Inutile de dire que c’est clairement le signe d’une grosse déception venant de types dont le talent n’est plus à prouver. Il y a 3 ans, on n’aurait jamais osé comparer Glitch Mob à une bande de mecs qui pompent dans un tourbillon de vomi anticréatif tout ce qui se fait dans l’air du temps. Nous n’en sommes heureusement pas encore là. Sinon, on ne vous parlerait même plus de ces mecs, qu’on serait allé ranger aux côtés de Calvin Harris au rang des ruptures douloureuses. Néanmoins, il suffit de se réécouter Drink the Sea pour réaliser l’ampleur de la pense ascendante que représente ce nouvel album, résolument trop simpliste. Alors que le trio s’évertuait il y a 3 ans à bosser un minimum la profondeur des morceaux, Love Death Immortality donne hélas tout à la première écoute. Le truc assez surprenant dans l’histoire, c’est que la formule à beau être ultra-recyclée, elle n’est pourtant pas encore totalement dépassée. En jouant sans vergogne dans les sphères d’un bon défouloir commercial qui ne demande rien à personne, Love Death Immortality a au moins le mérite de se concentrer sur ce qui importe le plus : à savoir suinter le live par tous les orifices.

Et ça se voit dans les ambiances tubesques à la Modestep que le trio tente constamment d’imposer. Voilà qui pourrait rappeler ce bon vieux DJ Fresh époque Nextlevelism, ce qui est loin d’être une mauvaise référence en terme de dubstep de masse bon marché. Seulement à la différence de Nextlevelism, Love Death Immortality n’a rien du monstre à singles canoniques. On évoquera bien ce Can’t Kill us qui tournera sur quelques scènes electros cet été, mais c’est tout. Alors que Skullclub sonne comme un South Central du pauvre (en reprenant presque à l’identique des samples de la chanson Demons), le reste peine à réellement relever le niveau. Les drops ont déjà été entendus jusqu’à l’overdose, même chose pour la construction des morceaux qui s’avère être ultra générique. Pas de surprises, pas de contre-pieds. Seuls les titres plus posés à l’image du sympathique Becoming Harmonious tirent leur épingle du jeu en proposant un univers, un travail, et une atmosphère un peu plus poussée que l’on n’aurait pas honte d’écouter en public. Soit au final l’inverse du reste de l’album.

GlitchMob LDI - VERDICT

Par Random Hero le

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