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July 2013, de Danger

Virée Nocturne

Un nouvel EP de Danger, c’est toujours un événement. Généreux dans la puissance de ses tracks, le producteur français Frank Rivoire l’est bien moins avec le rythme de ses sorties : seulement trois minuscules EP en 7 ans, chacun chargé d’une poignée de titres. Mais pas n’importe lesquels. C’est bien connu, tout ce qui est rare est cher, et ça, le Lyonnais d’origine l’a bien compris. Lui que l’on avait connu avec ses influences tirées des jeux vidéos de son adolescence mixés avec les plus grands héros de la French Touch, revient avec une composition plus mature. À la fois plus grande, plus maîtrisée, et infiniment plus nocturne. Le testament sonore d’une folle nuit de juillet 2013, pour un EP d’exception.

Comme un gimmick récurent, celui qui nomme ses tracks par rapport à l’heure exacte où il les a bouclées annonce la couleur. Ce sera plus nocturne, forcément plus sombre. Dans une volonté de détachement évidente par rapport à ses précédents travaux, Danger a mis au placard ses synthés rétro et ses pulsions 16 bits à la Street of Rage que l’on retrouvait sur 11H30, ou la célèbre 14H54. Il est 1H09, et les bases d’un prologue grandiose se profilent timidement. La montée en pression se fait rapidement sentir, les tons se font plus graves, résolument cinématographiques. C’est d’ailleurs généralement l’effet que procure un orchestre symphonique branché sur l’option Tron Legacy en back up. Les rythmes tribaux se font insistants, rythmant avec force cette mélodie électrique, aussi puissante qu’instable. L’orage cyberpunk arrive à grands pas. Il est maintenant 1H13, et Frank Rivoire ne semble plus avoir aucune retenue pour dégainer des rythmes électroniques aussi entrainants que lucifériens. Son masque de mage noir à la Final Fantasy vissé sur la face, Danger délivre un flow macabre à la hauteur de son patronyme. Le genre de truc qui s’écoute très fort, avec des effets lumineux d’épileptiques, entouré de gens que vous ne connaissez pas et que vous ne rêverez plus jamais.

1H30. Les pianos se joignent à la fête de ce que l’on peut considérer comme la pièce maitresse de cet EP. On retrouve ici tout ce qui fait la quintessence de ces 4 nouvelles productions. Les envolées lyriques, les breaks inquiétants, les drops de l’enfer. Bref, tout ce que le peuple réclame condensé dans une très jolie track qui envahit la matière grise. Ce sont les cliquetis malsains d’une boite à musique qui annoncent déjà l’heure du grand final. Il est 1H42, et Danger s’apprête à vous finir en beauté. C’est un déferlement en bonne et due forme, parfaitement exécuté, à la réception impeccable. Les envolées se font de plus en plus denses, allant même jusqu’à étouffer ses saturations typiques des différents avatars de la French Touch. La conclusion volontairement épique d’une production qui fait avant tout preuve d’une grande cohésion. Une bonne petite claque comme on dit dans le jargon, qui n’entend jamais révolutionner quoi que ce soit. La preuve qu’il peut en effet se passer beaucoup de choses en 17 minutes 32. On ne le dira jamais assez : il va vraiment falloir sortir un album maintenant. Ça devient urgent.

Danger July 13 - VERDICT

Par Random Hero le

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