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Qu’ils soient adulés ou vilipendés, les métalleux californiens d’Avenged Sevenfold (ou A7X) n’ont jamais laissé les foules indifférentes : des débuts métalcore qui partaient dans tous les sens, jusqu’à la renaissance éponyme en 2007, et enfin le reconnut Nightmare en 2010. Tout ça en ayant bien pris le soin de vous casser les doigts sur Guitar Hero, avant de récemment signer un morceau pour la franchise Call of Duty. Pourtant, l’attente était fébrile autour de Hail to the King, premier album enregistré sans le batteur et fondateur The Rev, parti trop tôt. Qu’à cela ne tienne, les Deathbat sont de sortie pour cet opus ultra-influencé devant lequel ont ira pas se prosterner. Et pour être franchement honnête, on n’ira pas non plus cracher dessus.

Il est toujours difficile d’appréhender un nouvel album d’A7X. Si ont retrouve heureusement certaines constantes (la voix surpuissante de Mr Shadow pour commencer), les bougres parviennent toujours à prendre l’auditorat à revers, et cet album ne déroge pas à la règle.

C’est d’ailleurs l’argument numéro 1 asséné par les détracteurs du groupe : à vouloir être partout, ils finissent par n’être nulle part ! Il suffit de regarder : Metallica, Iron Maiden, Black Sabbath et même Ramnstein sont au rang des influences principales. De quoi envoyer une sacrée dose de messages conflictuels, qui ne s’unissent uniquement sous la grandeur de l’exécution des morceaux. Un truc qu’on ne pourra clairement pas leur enlever, et qui il faut bien le reconnaitre, impose le respect.

Ça commence avec Shepherd of Fire et son intro cinématographique qui fait vibrer les cages thoraciques, ou encore avec Hail to the King, un lead-single pas ultra inspiré qui a cependant le mérite de faire son job correctement. Et que dire de Doing Time? La bombe de l’album qui se contente de balancer 3 minutes 30 de pure intensité à la face du public, sans sommations, comme une bonne claque qu’on aime sentir passer. Shadow se racle la gorge, un rire démoniaque, et c’est parti pour le feu ! Derrière les grattes, Synyster Gates & Zacky Vengeance se donnent comme des chiens enragés (une constante dans l’album), même le nouveau batteur Arin Ilejay tabasse les caisses bien comme il faut. Bref, tout ce que le peuple réclame. Voilà, ça, c’était pour la partie pignole de la chronique.

Le reste n’est bien entendu pas à jeter, mais quelque peu noyé dans une tonne d’influence, qui n’a pour effet final que de troubler la personnalité d’A7X. On va faire simple: This means War n’est pas sans rappeler une certaine production de Metallica, Requiem et ses cœurs épiques semblent carrément tirés d’un autre album, quand à Coming Home, on aurait presque l’impression de lancer un classique d’Iron Maiden avant de finir sur un solo, certes monstrueux, mais clairement d’un autre temps. Ce côté old-school, Shadow et sa bande le revendiquent, mais ça risque franchement d’en agacer certains. Pour finir, on remerciera les Californiens d’achever sur un Acid Rain qui sort les pianos, les violons et les briquets dans une ballade grandiose à la Always de Bon Jovi. Au moins, ils savent choisir leurs inspirations !

N’ayons pas peur des mots, on a beau pester sur le manque de continuité, Avenged Sevenfold signe bien là ce que l’on pourrait qualifier d’un putain d’album. L’aimer ou non reste une tout autre histoire. Un joli tournant, dont on attend déjà la suite. Le roi est mort, vive le roi !

A7X HTTK - VERDICT

Par Yox le

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