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Good Kid M.A.A.D City, de Kendrick Lamar

Renaissance version Westcoast

Une prière. Good Kid, m.A.A.d City s’ouvre sur une prière. Comme si le jeune Kendrick avait besoin de s’en remettre à une force supérieure plus qu’à son talent. Peu importe. Vous vous apprêtez à suivre le périple d’un jeune de Los Angeles, issu des quartiers de Compton, soit l’un des plus chauds des states. Un regard de travers à la mauvaise personne et votre vie s’achève entre quatre planches de bois.

Pourtant, la vie suit son cours. Dans « Sherane A.K.A Master Splinters Daughter », Kendrick vit dans l’insouciance. Son pénis parle pour lui, il séduit, tire son coup et perd la tête. Pendant qu’il jouit extérieurement, vous jouissez intérieurement. On pourrait presque respirer la fumée des gros blunt de la côte ouest. Les sonorités mêlent modernité et tradition. Une recette que la West attendait depuis longtemps, trop longtemps. Voilà pourquoi Kendrick a une recommandation sur la piste suivante: « Bitch don’t kill my vibe ». Il le dit lui-même « I am a sinner, who’s probably gonna sin again ». Ce n’est pas le moment de le faire chier, alors apprécie le son à sa juste valeur et laisse le exprimer tout son talent !

Son talent, son insouciance, il l’exprime dans une pause surprenante, presque hardcore, avec des lyrics décomplexés, une instru stridente, un flow proche de la East Coast … « Backstreet freestyle », c’est le titre que t’écoutes quand t’as envie de faire péter les basses de ta caisse, ou quand l’envie te prend de péter les couilles de ton voisin retraité en pleine soirée. « So I can fuck the world for 72 hours » : rien que ça !

Jusque là, on est satisfait, mais tout va changer avec « The art of peer pressure »

La voix rauque de Kendrick résonne. Joint dans la bouche, il déconne avec ses potes. Peut-être un peu trop puisqu’il en vient à cambrioler une baraque. Son flow est calme, reposant. L’instru est sombre. L’art du storytelling n’aura jamais été aussi bien exprimé que dans ce titre. Kendrick signe là une pépite, aussi agréable à écouter qu’à ressentir.

Les titres s’enchaînent sans se répéter. Tous dépeignant la vie et l’esprit de la Westcoast. Drake et Jay Rock parviennent à poser correctement, mais restent éclipsés par la voix et le flow unique de Kendrick.

La seconde pause a lieu un peu plus tard avec le controversé « Swimming Pools ». Avec ses allures de titre commercial, le tube de Kendrick représente le mélange parfait entre lyrics intelligents et instru fédératrice. Le rappeur confie son rapport particulier à l’alcool dans un son à la cohérence hallucinante. On lancine, ou bouge la tête inconsciemment et on plonge avec lui dans cette piscine à haut degrés.  C’est le genre de titre qu’on aimerait entendre un peu plus souvent sur les ondes.

L’album se poursuit avec une piste de 9 minutes, soit un titre à l’opposé de ce que propose « Swimming Pools ». « Sing about me » met en scène un Kendrick en proie à ses craintes. Qui parlera de lui après sa mort ? Ce sera peut être vous ! En tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’on parlera de cet album encore longtemps !

> Clip de Back Seat freestyle par Kendrick Lamar

Good Kid, m.A.A.d city, album rap US de l’année ? Clairement ! On pourrait passer des journées entières à vous dire à quel point cette tuerie mérite ce statut. Mais la plus grosse partie du travail viendra de vous, en ouvrant vos tympans et en laissant Kendrick vous pénétrer. Et oui, vous allez aimer ça !

Kendrick lamar GKMC - VERDICT

Par Sholid le

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