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Fragile Figures, de Secrets

Secret mal gardé

Ne vous fiez pas à cette jaquette ultra stylisée, lorsqu’un groupe de métalcore utilise le patronyme de SECRETS pour qualifier sa formation, il y a déjà anguille sous roche. Une belle grosse anguille frétillante que l’on s’imagine déjà attraper à main nue. Et ça n’a pas loupé: ce second opus signé Rise Records s’enlise un peu plus dans un manque cinglant d’originalité. Du post-hardcore au ras les pâquerettes, qu’on appréciera au mieux en fond sonore, ou alors au beau milieu d’une caisse monumentale. Celles du genre à vous faire confondre l’album entier avec une seule et même chanson… vous voyez le genre?

Ne soyons pas trop durs avec les petits boys de San Diego. Il faut bien reconnaitre que cette seconde itération est loin de nous donner immédiatement des maux de ventre. C’est même plutôt serein qu’on attaque les hostilités, conscient de ne pas dérouler l’album du siècle. Dès la première track, on est en terrain connu. Les 5 Californiens ont bien appris leur leçon, un peu trop bien même. Qu’on s’entende bien, on ne s’attend pas à une révolution à chaque fois qu’on entame un CD. Alors oui, si vous ne recherchez pas plus qu‘un plaisir coupable peu inspiré, Fragile Figure pourrait bien être votre homme.

Ceci étant dit, le reste des foules risque bien vite de déchanter. Si les catchy Live together / Die Alone, The Architect et Artist vs Who peuvent faire illusion un temps, Fragile Figure c’est avant tout la mise en avant du rien, une ode au vide intersidéral. Si on peut leur reconnaitre un talent indéniable pour un mimétisme minutieux, Secrets semble définitivement avoir laissé son âme artistique aux vestiaires. Le parfait cliché d’un teen-rock de masses, qui gueule pour faire comme les grands. Or difficile de se faire entendre lorsqu’on a rien à dire, et c’est là tout le problème de ce second opus. Première piste, première phrase: « My heart can only break so many times / Before I lose my faith in all mankind ». À partir de là, vous avez compris.

Des citations dénuées de toutes profondeurs assénées par un screamer au bord du gouffre, des titres et des thèmes qui singent les succès de leurs alleux et une répétitivité à vous tuer tout un genre: sérieusement, qu’est-ce qu’il se passe avec Rise Records? Pire, la construction des morceaux ne dépasse jamais le combos refrains ados ambiance les frères Scott, suivit d’un break regarde-maman-moi-aussi-je-sais-hurler, puis break instru, et re-refrain frère Scott et tout le monde est content. Dommage, à quelques exagérations près, ont aurait tous crié au génie en pensant à une satire globale. Pas de bol !

Si certains s’en contenteront en musique de background, Fragile Figure reste un album comme on aimerait en voir de moins en moins. Comble de la dérive, le final en soft tempo qui sort les violons sur Sleep Well Darling. On vous rassure les gars, on s’était endormi bien avant.

Secrets FF - VERDICT

Par Yox le

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