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Flashback d’une petite dizaine d’année, une formation métalcore du Massachusetts est sur le point d’exploser en démocratisant tout un genre, fusion de heavy métal et punk hardcore. Il y a Adam Dutkiewicz (aka Adam D) le guitariste fou, Joel Stroetzel, Mike d’Antonio et enfin Jesse Leach au micro. Nous sommes en 1999, pourtant ce n’est qu’en 2004 avec The End of Heartache que KillSwitch entre au panthéon. Entre temps, le micro est passé entre les mains expertes du charismatique Howard Jones, vocaliste de choix et showman absolu qui a conduit la formation vers des sommets. Aujourd’hui Howard n’est plus, et c’est le chanteur original Jesse Leach qui le remplace au pied levé, retrouvant ainsi l’héritage d’un groupe qui a tout à prouver depuis le quelque peu décevant album éponyme de 2009. Le début d’une nouvelle fresque peinte des cendres du passé, qui renoue avec le succès.

Disarm the Descent est donc le testament vibrant qui pourrait reprendre en quelques sortes le groupe là où Jesse Leach l’avait laissé, avec l’énorme opus Alive or just Breathing qui date de l’ère post-Howard Jones. Sauf que depuis le temps à passé, et la maturité musicale de la formation d’Adam D à pris le pas sur la fougue de jeunesse des débuts. Sans compter The Hymn of a broken man, l’album décomplexé d’Adam & Jesse sous le sceau Times of Grace qui a repoussé les frontières d’un genre.

Dans ce contexte, Disarm the Descent marque le retour du Killswitch originel, quelque peu fusionné avec le projet Times of Grace. Le résultat se fait sentir dès les premiers titres qui font tressaillir la cage thoracique. The Hell in Me envoie les hostilité sur les chapeaux de roues en posant les bases dès la première seconde: ce sera du couplet placardé par des hurlements cinglants, des refrains chantés, des riffs lumineux, et une part batterie fumante pour marteler le tout d’un rythme luciférien. De quoi faire plaisir aux puristes, mais aussi aux amateurs occasionnels qui ne crachent pas sur quelques break mélodieux.

La suite se fait avec un Beyond the Flame qui balance sans sommations des superpositions cris / voix du meilleur gout. Un procédé qui sera d’ailleurs réutilisé un peu plus tard pour un résultat toujours aussi brutalement bon. Et si les part aériennes de Jesse n’atteignent pas vraiment la puissance d’un Howard Jones, sa performance reste à bien plus d’un titre respectable. Tribute to the Fallen, You don’t Bleed to me, No end in Sign, ou encore New Awekening, les titres s’enchainent et la détermination vocale reste la même.

Pourtant lors de certains morceaux, on tombe fatalement dans l’impression d’un métalcore hollywoodiens et grand spectacle, qui s’enlise dans une répétitivité flagrante, assommée dans un manque global de prise de risques.

Ne jetons pas la pierre pour autant, on reste sur une vélocité à toute épreuves, une énergie inépuisable, et une détermination farouche. Le tout soutenu par un Justin Foley qui se défoule sur les caisses comme jamais en gratifiant l’audience de partitions batteries à la limite du surhumain, comme dans le fulgurant The Call qui va littéralement mettre la fosse à feu et à sang.

Les passages clean sont également plutôt efficaces, notamment grâce à des refrains qui restent en tête. Un peu à l’image d’un In Due Time qui apporte une certaine accessibilité, sans non plus tomber dans la mélodie trop poussée du LP éponyme de 2009. Dans Always, la formation baisse le rythme, et délivre une délicieuse montée en puissance, forgée dans une construction calme qui nous rappelle un autre excellent Always: celui d’un certain Bon Jovi (dans un autre registre bien entendu). Tout ça avant de clôturer la galette sur un Time will not remain aux riffs Dragonfociens qui feront plaisir aux fans de Guitar Hero !

Entre classicisme de fer et efficacité redoutable, Killswitch Engage renoue avec la grandeur via cette offrande extrêmement bien ficelée, équilibre honnête entre mélodie puissantes et carnage pur. Et même si le tout supplie pour une once de prise de risque supplémentaire, la détermination qui en déborde de toutes parts impose un constat clair: la flamme n’a pas encore fini de bruler.

KillSwitch Engage DTD - VERDICT

Par Yox le

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