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Quand il n’excelle pas sur le petit écran dans la série Community, Donald Glover a.k.a Childish Gambino donne de sa voix derrière le micro. Pour son second album, le rappeur nous propose un album introspectif, dépressif, à l’image du faciès qu’il arbore presque timidement sur la pochette de son nouveau projet. Le résultat final est parfois maladroit, mais la sincérité qui en ressort n’en est que plus appréciable. Celui qui faisait trembler la toile il y a quelques mois avec un freestyle d’une nonchalance déconcertante confirme tout le bien qu’on pense de lui dans Because The Internet, le genre d’album qu’on apprécie aussi bien dans la démarche artistique que dans l’exécution.

Because The Internet, Donald Glover excelle dans une série qui doit encore et toujours son existence au soutien des fans sur la toile. Because The Internet, Donald Glover a eu la chance d’auditionner pour le rôle de Peter Parker, soutenu par le légendaire Stan Lee. Because The Internet, le seul langage universel connu par le plus grand nombre, c’est celui du Web. Because The Internet, Childish Gambino a obtenu le soutien nécessaire pour livrer un second album, qui dépasse en tout point le travail initié sur son premier LP baptisé Camp. Est-ce que le rappeur se prend vraiment au sérieux ? Difficile de se prononcer, tant on serait tenté de le comparer à un gigantesque Meme. Il suffit de voir la pochette pour se poser une série de questions qui resteront sans réponse, même après avoir écouté les dix-neuf titres qui composent cet album.

À mi-chemin entre le hip-hop, le R’n’B et la musique expérimentale, Because The Internet est un album atypique, le genre de disque qu’on chérit secrètement en gommant ses défauts à chaque écoute, sans pour autant y parvenir. C’est un secret, une pépite défectueuse qu’on tente de polir en vain, mais qui ne cesse d’éblouir lorsqu’on observe ses plus belles facettes. Ces facettes, ce sont des titres bouleversants comme le déprimant 3005, l’effrayant Crawl, le lancinant Telegraph Av, ainsi que l’électrique et magnifique Earth : the oldest computer. Il y a du Kid Cudi et du Frank Ocean qui coule dans les veines de Childish Gambino. Il y a ce petit truc en plus qui fait que l’on sait qu’on écoute un album unique, une œuvre qui s’affranchit des règles dictées par la musique mainstream et qui par conséquent ne ressemble à aucune autre.

La thématique éponyme est subtilement respectée, peut-être même un peu trop au grand dam de ceux qui éprouveront des difficultés à décoder les différents messages du rappeur. Les beats sont souvent victimes de ruptures, qui beaucoup plus abouti que ce qu’on a pu connaitre en début d’année sur un autre album expérimental, Yeezus de Kanye West. L’album est fascinant, parfois très frustrant dans son approche. Because The Internet multiplie les interludes, les sauts d’un genre à un autre, quitte à perdre son public. L’œuvre est maladroite et les pistes ne sont pas toutes du même niveau. Childish Gambino est un excellent rappeur ce qui rend la conclusion d’autant plus regrettable. Il manque quelque chose. Il manque de la consistance, il manque un lien qui aurait rendu le voyage incontournable.

Childish Gambino BTI - VERDICT

Par Sholid le

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