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Sans rire, on ne sait pas ce qui tourne dans les veines de Diplo pour nous lâcher autant de matos en si peu de temps. Après un EP en automne perdu dans un océan de nuits blanches aux 4 coins du globe, c’est sous les traits du général jamaïcains de Major Lazer que Thomas Wesley Pents remet le couvert. La formule reste la même : des tubes canoniques cramés aux ultra-violets, des featuring de l’autre monde, et une large dose dancehall / moombathon rentre dedans qui ne se pose pas de question. Vu le succès planétaire de Free the Universe l’été dernier, le DJ producteur aurait tord de se privé d’un peu de cash supplémentaire. Quitte à tomber dans l’overdose.

Il n’y avait vraiment que Major Lazer pour ramener sur le devant de la scène Sean Paul, où l’icône par excellence du dancehall cheapos qui a bien trop souvent abreuvé les radios mondiales à grand renfort de titres à s’arracher le scalp de bon matin. Et pourtant, croyez-le ou non, ce bon vieux Sean dégaine de loin la track la plus surboostée de ce nouvel EP. Come on to me, c’est à la fois ce qu’il y a de plus beau et de plus sale dans Major. Ça tire dans tous les sens, à boulets rouges, sans avertissements ni protections. Assurément le Jah no Partial de l’été 2014, qui réussi même l’exploit de rendre supportable, voire entrainant le flow de l’infâme Sean Paul. Toujours dans la même veine, le frénétique Sound Bang donne dans un premier temps envie de danser pied nu, avant de carrément finir à poil, sans honte et sans vertu.

Puisqu’il n’y a pas de mal à se faire du bien, les tout aussi exotiques Lose Yourself et Dale Asi perpétuent avec brio les bases posées par l’avatar Jamaïcain de Diplo. Sans surprises, c’est parfaitement calibré pour soulever les foules sur le sable chaud, à grands coups de booty shake indécents, de bass-line meurtrières et autres breaks coupés à la truelle. On pourrait aussi citer le parterre de featuring, qui perpétue la tradition lancée avec l’album Guns don’t kill People… Lazers do il y a déjà 5 ans. En grand business man de son temps, Diplo a fait appel à un Pharrell Williams outrageusement omniprésent ces temps-ci. Sur Aerosol Can, le leader de NERD déchaine un flow de trois minutes pur et simple, avant de se casser comme il est venu. Grand prince.

Quoi qu’il en soit, si le genre vous sortait déjà par tous les orifices l’été dernier, ce n’est pas Apocalypse Soon qui va changer la donne pour vos pauvres oreilles. Reste l’illusion ferme des beaux jours qui déboulent à grands pas. En fidèle ambassadeur, on peut encore compter sur le Major Lazer pour déchainer tout un parterre de cagoles aussi bonnes que connes sur les plages dans quelques mois, pendant que le reste de la plèbe succombera à la canicule. C’est ça qu’on aime chez Major Lazer. Dans le fond, on s’en balance infiniment que la came soit révolutionnaire. Tant qu’elle continuera à faire le job, on suivra comme des moutons adeptes de plaisirs aussi coupables qu’estivaux. Il faudrait juste que Diplo veille à ne pas se cramer aussi vite qu’il est venu, en faisant ce que tout le monde redoute : la sortie de trop.

Major Lazer AS - VERDICT

Par Random Hero le

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