Pour améliorer votre expérience , nous utilisons des cookies sur notre site Web.
Si vous continuez à naviguer sur ce site, vous acceptez d'utiliser des cookies sur le site Internet Sick Magazine . Ok En savoir plus

Lorsque Danger Mouse annonce à Rolling Stone qu’il s’est retapé toute la soundtrack de Jan Hammer sur la série Miami Vice, ça met d’emblée de grosses attentes sur le nouvel opus de Broken Bells. On a beau le retourner dans tous les sens, After The Disco peine pourtant à pleinement concrétiser. Un peu trop léché, déjà entendu, presque trop facile par moment, on a du mal à adhérer pleinement à la proposition du duo Brian Burton / James Mercer.

C’est d’autant plus désolant qu’il y a 4 ans, la rencontre entre les deux artistes laissait présager un futur infiniment plus auréolé. Leur premier album éponyme était frais comme une brise matinale, sublimée par le juste équilibre entre l’indie rock signé James Mercer (tête pensante des Shins) et la pop étoilée de Brian Burton aka Danger Mouse (Gnarls Barclay, Black Keys). Musicalement, c’est toujours aussi chiadé, langoureusement peigné dans une cohésion qui frôle l’académique. Alors que leur premier LP éponyme partait un peu dans tous les sens, After the Disco joue inlassablement le même refrain, régulant timidement quelques paramètres entre les différents morceaux. Là où la pop sucrée et rentre-dedans du récent Wonderland de CEO fait mouche, Burton & Mercer – dans un style bien différent – prennent une approche qui confond subtilité et discrétion. Légèreté et invisible. Le résultat rend hélas par définition plus hermétique qu’autre chose.

Accordons au moins au duo le mérite de savoir jouer de leur force d’entrée de jeu. Perfect World pose en guise d’ouverture une alternative relativement efficace dans l’art de déconnecter le cerveau du monde réel. C’est parfaitement le genre de morceau qui donne envie de continuer à croire en Broken Bells. Lorsque son inquiétante et juvénile mélancolie posée tout en synthés extra-terrestres, laisse place à une pop song entrainante parfaitement exécutée. Ce genre de moments où on est en totale adéquation avec la proposition musicale qui est faite, et où l’on se rappelle ému que les deux géniteurs de Broken Bells ne sont pas deux rigolos sortis du trou de balle de nulle part. Pas mal se rappellent encore du Grey album, le fameux mash-up de Danger Mouse qui sert de terrain de rencontre entre le White Album des Beatles et le Black Album de Jay-Z.

On est pourtant ici pas exactement au même niveau, et c’est d’autant plus frustrant de la part du leader des Shins, tout comme de celle d’un mec qui a dans son carnet d’adresses des noms comme Gorillaz ou Frank Ocean. Les titres d’After the Disco ne manquent que de cette petite chose pour vraiment enfoncer cette barrière qui semble totalement nous immuniser. Holding on for life, Medecine, et Control ne sont pas à jeter, loin de là. Rien de bien désagréable, tant il y a bien là de quoi combler quelques fans de la première heure. Reste la triste impression de voir le duo se dandiner nonchalamment sur la barrière qui sépare leur apparente insouciance d’un je-m’en-foutisme absolu. Leur titre Lazy Wonderland résumait au final plutôt bien les choses.

Broken Bells ATD - VERDICT

Par Random Hero le

Plus de lecture