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2, de Netsky

Compil 2 luxe

En 2009, la scène drum music est secouée par un jeune prodige que personne n’avait vu venir. Du haut de ses 20 piges, Boris Daenen aka Netsky nous déverse déjà une musique soft, rythmée et accrocheuse. Un vent de fraîcheur plus que salvateur qui touche la grâce avec un premier album sobrement intitulé Netsky qui touchait les cieux. Aujourd’hui, le surdoué revient avec 2, un nouveau LP qui peine malheureusement à renouveler l’exploit.

Mettons direct les choses à plat, le jeune Belge chouchou du label Hospital Record est pourtant loin d’avoir perdu son talent, c’est même tout le contraire ! Il suffit de checker une ou deux vidéos de ses lives pour constater que, perché du haut de son mètre 90, le très discret Boris met toute une foule KO en moins de 2, sous le faciès du désormais célèbre Netsky.

Love has gone ou encore Wanna die for you débutent un disque résolument tourné vers le live. Ultra bien ficelé dans les deux cas, on s’interroge cependant déjà sur la présence de lyrics qui amènent une touche mainstream dont on se serait bien passée.

Comme un gamin à qui on donne un nouveau jouet, Netsky explore, découvre, et finit par se perdre. Les morceaux se suivent, excellent parfois, et ne se ressemblent pas. Résultat ? Le bouillon d’idées laisse bien vite place à un brouillon d’idées sans (presque) aucune cohésion. Ici, on explore les terrains old-school et les sonorités à la Hudson Mahawke post-TNGNT avec l’excellent The Whistle Song, avant de rebasculer dans un beat sulfureux avec un 911 qui pourrait carrément venir d’une planète différente !

Avec Squad Up, on s’attaque à un flow hip-hop qui fait mordre la poussière, avant de repartir sur Puppy, une hymne pop toute mignonne, qui ferait presque penser à du Martin Solveig ! On est loin, mais alors très loin de l’unité et de l’univers si unique du premier album qui nous avait retourné.

Plus que jamais les choix artistiques surprennent, non sans écorcher pas mal de fans de la première heure qui se sentiront sacrifiés sur l’autel d’un plus large public. Entre les pulsations drum’n’bass enveloppées dans la voix sensuelle de No Beginning ou bien les montées grisantes du très flashy Give or take, ce deuxième LP tourne rapidement à la pure démonstration de force. A croire que si Netsky peut le faire, alors il le fait ! Quitte à mettre dans le même plat le homard, la blanquette, et un petit rab de pot-au-feu. On frôle l’indigestion…

Au final, c’est sur son propre terrain que le Belge reste le meilleur avec l’excellent Come Alive, qui allie tradition et modernité autour d’un beat accrocheur, qui s’inscrit directement aux côtés des meilleures production du garçon. C’est vrai qu’avec un titre pareil, les connaisseurs de Foo Fighters savent que la barre était déjà très haute !

> Voir le clip de Come Alive

Décloisonné de son propre genre, le Netsky version 2 explore de nouveaux horizons et se réinvente, non pas entre chaque album, mais entre chaque morceaux ! Comme si l’électro toute entière lui appartenait, Netsky impressionne mais se perd fatalement en chemin. L’explosion a bien eu lieu, mais les morceaux sont retombés aux 4 coins du globe. En résulte une production de qualité, une compil de choix, mais certainement pas un album.

Netsky 2 - VERDICT

Par Yox le

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