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Avant toute chose, on tenait à vous préciser que vous n’étiez pas sur une news du Gorafi. C’est d’ailleurs surement là que réside la plus grande tristesse de cette histoire surréaliste, de deux parents qui vendent leurs enfants pour acheter des DLC de jeux online : elle est vraie.

Vous voyez ce moment dans la vie, où votre foi en l’humanité en est réduite au stade de néant total ? Ce moment où on pensait avoir tout vu en terme de déchéance de l’être ? Si vous ne voyez pas, ne cherchez pas plus loin, parce que c’est maintenant. On savait qu’en Chine, encore plus que dans le reste du monde, la folie des jeux free-to-play faisait rage. Majoritairement, ce sont des clones de Candy-Crush & cie, qui sont en réalité des pay-to-win, soit le plus gros cancer que le jeu vidéo n’ai jamais connu dans son histoire. Pour les non-initiés le principe est simple : un beau jour vous vous emmerdez comme des rats morts, puis vous décidez d’aller sur l’app store. Vous téléchargez le premier jeu qui vient avec les mots « Gratuit », « Fun », « Fruits », « Tetris-like », et vous commencez à tuer le temps.

Les parties avancent, et là vous vous rendez compte que vous allez devoir raquer un ou deux euros pour battre vos connards d’amis Facebook. Vous vous dites un truc du genre « bon, ça fait au moins 13 heures que je joue à ce jeu, je peux bien aligner 2 ou 3 euros histoire que le créateur puisse payer un Mister Freeze à sa gamine ». Grosse erreur. Ce doigt dans l’engrenage peut vous mener à des situations aussi désespérantes que désespérées, à l’image de ce qui est arrivé à A Hui & A Mei, heureux parents chinois de deux petits garçons, qui ont poussé le terme d’addiction aux jeux vidéos vers de tout nouveaux sommets le jour où ils ont décidé de refourguer leurs deux rejetons à des trafiquants pour se payer quelques items dans leurs jeux online préférés.

Le couple s’est alors rendu dans un repère de trafiquants d’enfants basé à Fujian. Comme le rapporte le site Gaminasia, c’est lors d’une interview sur Guangdong TV que le jeune couple confie que leur premier enfant n’était en réalité pas prévu, et que A Hui n’avait aucune intention de le supporter financièrement. Lorsque le second est arrivé, l’histoire n’a fait que se répéter une seconde fois, mettant en avant un problème bien réel (celui du trafic d’enfants) qui affecte des milliers de familles chinoises. Au delà de donner envie faire bouffer de la laine de verre à ces gens là, l’histoire incarne un nouvel exemple de ce qui pourris allègrement l’image du jeu vidéo dans le monde. À titre d’information, les enfants vendus aux trafiquants terminent soit avec de nouveaux parents, soit dans un orphelinat, ou bien dans des gangs de rues.

Par Yox le

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