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Difficile d’ignorer les influences de Rick Remender dans Tokyo Ghost. Il y a du Blade Runner, du Tank Girl, un brin de Mad Max, et du Akira, de toute évidence. Non content d’être une parfaite claque visuelle, Eden Atomique est avant tout une réflexion dystopique de notre société ultra-connectée.

Après avoir bossé sur Uncanny Avengers, Venom ou encore Low, Rick Remender est parti d’un constat très simple pour sa nouvelle œuvre. En seulement quelques années, les smartphones sont devenus omniprésents. L’homme connecté marque une nouvelle étape de notre évolution, qui implique de profonds changements sociologiques, mais aussi commerciaux. Le divertissement, la communication, l’échange, jusqu’à la politique, tout passe par ce nouveau médium qui plonge peu à peu notre société dans une matrice virtuelle. Alors que la révolution numérique n’en est qu’à ses balbutiements, Tokyo Ghost a joué la carte de l’anticipation plus ou moins extrême. En 2089, le nouvel opium du peuple est stocké sur le cloud. La plèbe ingurgite un flux continu d’informations chocs, de télé-réalités piteuses et d’émissions de plus en plus dégradantes. L’audimat est la seule règle, et le cerveau humain est noyé dans un flux d’alertes en tout genre, et de streams perpétuels. Dans ce monde contrôlé par l’industrie du divertissement de masse, Debbie et Led font le sale boulot. Le duo de mercenaires écume la ville de Los Angeles, enfourché sur leur monstre mécanique armé jusqu’aux dents. Une moto affectueusement surnommée « la bite de Zeus », sur laquelle ils enchainent les contrats les plus sanglants. Led ne ressent presque plus aucune émotion. Son esprit est complètement embourbé dans une cyber-vie, à laquelle il s’accroche comme un toxico à sa seringue. Il ne prend même plus le temps de regarder Debbie, l’amour de sa vie, et accessoirement la dernière No-tech d’Amérique. C’est la seule à voir le monde tel qu’il est vraiment. Mais la jeune femme a entendu parler d’une Oasis, perdue dans les ruines de Tokyo, et qui prône un style de vie à l’ancienne. Sans wifi, sans internet, sans électricité. Sublimé par les planches du talentueux Sean Murphy, le premier volume de Tokyo Ghost est une véritable révélation. L’esthétique est à tomber, célébrant la rencontre entre le cyberpunk et les influences de la culture asiatique antique. La violence de certaines scènes n’a d’égal que l’intensité, et la sincérité du lien qui unit les deux protagonistes principaux. Une histoire prenante au final cataclysmique, qui présage le meilleur pour la suite. D’ici là, sachez que le premier volume en couleur (et en noir et blanc) est d’ores et déjà disponible chez Urban Comics.

Tokyo Ghost 01

Tokyo Ghost 02

Source image entête.

Par Yox le

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