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Uncharted, the Nathan Drake Collection

C’est l’histoire d’un mec…

Indispensable pour quiconque n’aurait jamais foulé la fabuleuse cité de Shambhala, un peu moins nécessaire pour ceux qui ont déjà vibré à trois reprises aux côtés de Nathan Drake, la collection Uncharted s’impose sans grande difficulté comme un produit de choix dans la catégorie des remasterisations opportunistes. Il parait que plus de 80% des possesseurs de Playstation 4 n’ont jamais vécu ces aventures. Rendez-vous service : payez-vous une dégaine, un paquet de Pop-Corn, une boite de cookies, quelques litres de soda, posez votre cul au fond de votre canapé et vivez les aventures d’un mec qui détruit plus ou moins tout ce qu’il touche dans la plus pure tradition Hollywoodienne.

La norme voudrait que je vous assomme de chiffre et de terme technique à foison, afin de noyer une critique qui n’en est pas vraiment une, puisque tout a déjà été dit sur la célèbre trilogie de Naughty Dog. Soyons bref et efficace : The Nathan Drake Collection est tout simplement l’aboutissement technique de la série, un peaufinage qui se paie le luxe de foutre certains titres pensés pour la nouvelle génération sur le trottoir de la honte. Il faut dire que la direction artistique entreprise par Naughty Dog reste encore aujourd’hui éblouissante. Le charme opère immédiatement, y compris sur l’impopulaire premier épisode qui a bénéficié d’un lifting aussi efficace que celui effectué sur la voisine sexagénaire nymphomane de votre quartier. 1080p, 60 FPS : le commun des mortels se contrebalance des normes techniques, mais verra assurément la différence, notamment sur le plan de la fluidité. En termes de réussite, The Nathan Drake Collection est à la hauteur de l’excellent The Last Of Us Remastered, autre petit bijou pondu par les génies de Naughty Dog. De quoi vous donner une idée de la qualité de ce portage, rendu possible par les studios Bluepoint Games, à qui l’ont devait déjà les remasterisation de God Of War, Metal Gear Solid et les jeux de la Team Ico. Il est cependant regrettable de voir que cette nouvelle collection ne propose aucun contenu supplémentaire, aucun élément additionnel qui viendrait justifier un nouvel investissement, si ce n’est l’implémentation d’un mode photo efficace, mais anecdotique. Maintenant que vos esprits se sont abreuvés de ce qu’il est possible de lire sur la jaquette du jeu et dans l’intégralité de la presse vidéoludique, il est temps de dégainer l’unique plaidoyer que nous accorderons à Uncharted 3, cette suite mal aimée souvent qualifiée de décevante par bon nombre.

Malheureusement pour Naughty Dog, Uncharted 3 avait la lourde tâche de succéder à l’épisode qui a su donner ses lettres de noblesse à la série. Pourtant, c’est peut-être le seul titre de la saga qui tente d’épaissir le personnage de Nathan en ne se contentant pas d’en faire une machine à ressort humoristique. Mieux, le dernier pilier de la trilogie efface quelque peu la dimension manichéenne. La même qui conférait parfois à Uncharted 2 une atmosphère surréaliste. Nathan flingue des centaines d’ennemis dans une aventure qui tente de nous faire avaler qu’il en est le héros. Certes, il vaut mieux faire abstraction de cette donnée, puisqu’elle est inhérente au genre et registre d’Uncharted, mais cela reste un élément assez grossier qui pose la question de la stabilité mentale du héros. Si le troisième épisode n’explore pas vraiment cette piste, il fait le choix judicieux de mettre en avant les problèmes d’égo de Nathan, un explorateur, chasseur de trésor qui ne porte pas seulement le poids du monde sur ses épaules, mais aussi celui d’une enfance passée dans un orphelinat religieux. Quand bien même il trouve en Sully une certaine figure paternelle, Drake demeure un électron libre qui vogue au gré des vents et passions. Ce troisième épisode a donc la particularité d’être schizophrène en proposant une sorte de démesure visuelle à travers des actions spectaculaires, tout en interrogeant constamment les motivations de son personnage principal. Si la réflexion n’est pas aboutie et reste assez superficielle, Uncharted 3 marque un tournant dans la caractérisation de son protagoniste. Un pas en avant qui (on l’espère) mènera à une conclusion satisfaisante dans Uncharted 4.

Uncharted Trilogy - REVIEW 01

Par Sholid le

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