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Transistor

Red Zone

Une cité futuriste désincarnée, une héroïne muette surnommée Red et une mystérieuse voix résonante en guise de compagnon de route : avant même d’avoir commencé à jouer, Transistor marque de sérieux points en terme de fascination. Bien que profondément imparfait, le nouveau jeu des créateurs de Bastion intrigue, étonne, et attise constamment la curiosité du joueur en l’affublant de questions. Ou sont passés tous les habitants de Cloudbank ? Qui est vraiment Red ? D’où viennent les créatures qui l’attaquent sans cesse ? Sous ses faux airs de hack’n’slash, le titre de SuperGiant Games renferme un gameplay relativement accrocheur, qui repose entièrement sur la capacité de planification. Le fer de lance d’une expérience qui aurait pu être réellement marquante si elle avait été plus longue. Ou moins chère, à vous de voir.

Il se passe vraiment quelque chose de désagréable ces temps-ci au niveau des tarifs pratiqués par les jeux indy. Vingt balles pour le très bon Trial Fusion, c’était encore acceptable. Vingt balles pour un jeu que tu boucles en une grosse aprèm, c’est plus problématique. Aussi accrocheur soit-il, Transistor fait résolument partie de ces titres que l’on sera content de voir un jour en promo sur les plateformes de téléchargements. Le jeu vaut en effet le détour à plus d’un titre, à commencer par cette immersion totale qui opère au sein des rues néon de la mystérieuse Cloudbank, qui mélange les styles baroques et cyberpunk de manière tout simplement sublime. La mégalopole regorge d’ailleurs de toute une foule de détails, qui dévoilent au compte goutte quelques éléments de réponses quant au voile de mystère qui recouvre le jeu. Ça peut être via la découverte de bornes d’informations, ou bien de stations météo qui permettent à l’utilisateur de voter pour le temps qu’il va faire. La ville est en effet évolutive (un de ses nombreux mystères), et il n’est pas rare de voir des plateformes sortir du sol en plein combat. Enfin difficile d’éluder cette voix off omniprésente, qui résonne dans la tête de Red avec le naturel d’un confident de longue date. Un personnage à part entière avec ses propres états d’âme, ses pétages de plombs, et qui semble tisser des liens avec l’héroïne. C’est en partie ce qui rend la progression diablement prenante, et surtout si immersive.

Cette direction artistique à la pointe, elle passe aussi par une bande-son réellement prenante, faite de breaks drum’n’bass qui collent parfaitement au délire proto-Tron, entrecoupé par des pistes Jazz chantées, sublimement interprétées. L’air devient alors subitement plus mélancolique, offrant quelques pauses bien méritées entre deux combats intenses. Ici pas d’affrontements directs, le meilleur moyen de se débarrasser d’une menace reste encore d’utiliser le Turn, soit de ralentir le temps pour planifier une attaque qui sortira à la vitesse de la lumière. L’idée étant d’optimiser ce laps de temps pour tuer le maximum d’ennemis. On apprécie alors le fait de pouvoir obtenir une multitude d’attaques, et surtout la capacité de les fusionner pour un maximum de dégâts. Les combinaisons s’en retrouvent décuplées, tout comme le plaisir d’expérimenter sans cesse. Il est également possible de s’équiper de limiteurs, qui octroient des malus au joueur contre un gain accru d’expériences. En somme, un moyen intelligent d’adapter la difficulté du jeu. Il y a également cette plage abandonnée, qui offre toute une série de petits défis qui rallongent considérablement la durée de vie du titre. Ce n’est hélas pas suffisant pour casser ce petit côté répétitif. Encore moins pour justifier les vingt piécettes demandés. Ça fait peut-être un peu raccroc dit comme ça, mais si on commence à vendre tous les jeux indés à ce prix, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres.

Transistor - VERDICT

Par Yox le

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