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Thomas Was Alone

Un concept carré

Titre indépendant dans toute sa splendeur, Thomas Was Alone est un jeu de plateforme cubiste aussi minimaliste qu’ingénieux qui tranche avec les productions actuelles. Une aparté apaisante qui s’annonçait sous les meilleurs auspices. Pourtant, certains défauts l’empêchent de devenir un indispensable. Être un titre indépendant n’excuse pas tout.

CUBE STORY

Directement plongé au cœur de l’action, le joueur fait la rencontre de Thomas, un petit rectangle rouge capable d’avancer et de sauter. Plus qu’une simple forme géométrique, il est avant tout une I.A. découvrant au fur et à mesure le monde épuré dans lequel il évolue, accompagné de musiques d’ambiance parfaitement de circonstances. Malgré son look minimaliste, on se surprend assez étrangement à vite s’attacher à ce protagoniste grâce au très bon narrateur qui nous accompagne tout au long de l’aventure. Véritable point fort du titre, il parvient à rendre vivantes les différentes figures que nous contrôleront, en leur attribuant aussi bien des noms que des caractères et des dialogues. Sans aucune mise en scène, on suit avec plaisir une intrigue simple mais plaisante. La simplicité est d’ailleurs le maître mot du soft puisque tout va dans ce sens. Le design est uniquement basé sur des formes géométriques basiques et le gameplay ne consiste qu’à se déplacer et sauter. En clair, n’importe-qui dans votre famille pourra y jouer ! Évidemment (pour donner un peu plus d’intérêt) Thomas rencontrera d’autres I.A. de formes différentes et possédant un “pouvoir” unique. On notera par exemple Claire qui flotte sur l’eau au lieu de mourir et Laura qui fait rebondir les autres quand ils sautent dessus. Toutes ses spécificités s’introduiront tranquillement, afin d’appréhender en douceur les possibilités offertes pour faire rejoindre la sortie des niveaux à nos protagonistes rectangulaires. Malheureusement, alors que l’on s’attend à une difficulté progressive, on se retrouve face à des situations se résolvant bien trop facilement. On en arrive même à se retrouver dans des niveaux qui – en plus d’être courts – n’offrent absolument aucun challenge alors que l’on est proche de la fin. Le sentiment de comblage se fait cruellement sentir… Ajoutez à cela une durée de vie qui n’excède pas les 4 heures, et le constat est un peu amer. Le voyage est certes charmant, mais le contenu n’est pas au rendez-vous.

On ne demande qu’à l’aimer ce Thomas. Malheureusement, sa fourberie en nous prenant par les sentiments pour oublier ses défauts ne marche pas. Avec une difficulté faible et parfois incohérente, ainsi qu’un contenu se limitant à 4 heures sans re-jouabilité, les 7E50 demandés paraissent un peu excessifs. Loin d’être un mauvais titre, Thomas was Alone laisse finalement un goût d’inachevé. Insuffisant pour rendre  justice à l’attachement éprouvé envers ces différents protagonistes.

Thomas was alone - VERDICT

Par Spine le

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