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The Walking Dead, Survival Instinct

L’adaptation de trop

À l’annonce du Walking Dead de Telltale, on avait des doutes. Et on s’est foutrement bien trompé puisqu’il s’agissait d’un des meilleurs (si ce n’est LE meilleur) titre de 2012. À l’annonce du Walking Dead d’Activision, on avait de GROS doutes. Et on avait foutrement raison ! Développée en catimini, annoncée en toute discrétion, cette nouvelle adaptation sous forme de FPS se plante sur pratiquement tous les points.

LA MORT EN MILLION DE PIXELS

On ne va pas vous le cacher, on était quand même intrigué par ce que Survival Instincts pouvait donner. Il faut avouer que c’est plutôt alléchant d’incarner Daryl et parcourir les routes infestées des States avec Merle, les deux personnages inédits de la série télé. Comme toujours, les bonnes idées ne font pas les bons jeux. Pourtant, on décèle dans Survival Instincts des bribes de ce qui aurait pu donner un bon jeu, avec quelques mois (voire années) supplémentaires de développement. Par exemple, durant tout le périple de Daryl, le jeu nous demande de recruter des survivants, afin de se constituer une équipe de bras cassés. Il faut ensuite les envoyer en mission, à la recherche de ressources. Munitions, médicaments, et même essence, car il en faut pour avancer dans le jeu. La survie est totale, l’horreur aussi. Le problème, c’est qu’on fait tout le temps la même chose. Les objectifs ne varient jamais, on est toujours en galère de ressources. Ajoutez à cela que tous les décors se ressemblent. Le jeu se paye même le luxe de recycler certains niveaux comme si de rien n’était. Genre, on y voit que du feu. On vous baise avec un sourire et c’est la sodomie sponsorisée par Colgate.

THE WALKING SHITHEAD

Au fond, les véritables stars du jeu sont les Walkers. Enfin, le pluriel est à mettre entre guillemets. L’arnaque est poussée à son paroxysme puisque les modèles de zombies se comptent sur les doigts de la main. C’est TOUJOURS les mêmes. Histoire de ressentir un minimum de danger, le jeu demande au joueur de la jouer en mode infiltration. Aucun intérêt puisque dans tous les cas, on se fait tellement chier qu’on tente d’en finir au plus vite. D’ailleurs, doit-on rappeler qu’on incarne Daryl ? Alors pourquoi son arme de prédilection, l’arbalète, n’apparait qu’après trois heures de jeu ? Et pourquoi est-ce qu’on ne prend aucun plaisir à l’utiliser ? Pourquoi est-ce qu’aucune arme du jeu n’offre des sensations grisantes ? Pourquoi est-ce que le gameplay est aussi rigide qu’un vagin avant sa première défloration ? Pourquoi est-ce que le scénario est inexistant ? Pourquoi est-ce que la réalisation date d’un autre temps ? Pourquoi est-ce que la voix officielle de Merle est le seul truc qui vaut le détour dans ce jeu ? Voilà un peu l’ensemble des questions qu’on se pose en jouant à Survival Instincts. Ultime question : est-ce que vous avez vraiment envie de passer une poignée d’heures à réfléchir plus qu’à prendre du plaisir ? Nous, on a déjà fait notre choix. On a chopé La République de Platon en Bibliothèque, là au moins on avait une bonne raison de réfléchir. En plus, on est devenu moins con qu’en jouant à Survival Instincts.

Jouons au prix de ce qu’on peut se payer pour le prix de The Walking Dead : Survival Instincts. Vous pouvez vous payer les deux premières saisons de la série en Blu Ray. Vous pouvez vous payer les six premiers tomes du comics. Vous pouvez même vous payer l’adaptation de Telltale,  il vous restera de quoi vous payer la saison 2 en fin d’année et même plus.  En gros, payez-vous tout ce que vous voulez, mais par pitié, ne gaspillez pas votre thune dans une adaptation juste bonne à attirer les pigeons.

WDSI - VERDICT

Par Sholid le

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