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The Walking Dead, saison 2

La mort aux trousses

Novembre 2012. L’épisode cinq de la première saison de The Walking Dead met tout le monde à terre. Il faut dire que personne ne s’attendait à une telle claque. Août 2014. Le dernier épisode de la deuxième saison achève un nouveau chapitre dans l’adaptation de Telltale. Et si ce ne sont plus des larmes qui coulent le long de nos joues, c’est un sentiment mitigé qui réside, partagé entre la satisfaction d’une histoire encore une fois bien menée et la frustration de n’avoir été qu’un spectateur parmi tant d’autres.

Le plus gros problème de cette deuxième saison, c’est de succéder à la première. Le seul moyen d’être plus indulgent sur ce jeu, en toute somme beaucoup plus honorable que la moyenne des productions actuelles, serait de subir une lobotomisation et d’oublier le chef-d’œuvre que fut la première saison. Et quand bien même cela arriverait, l’indulgence serait peut-être plus grande, mais elle n’effacerait pas les faux pas inattendus dont ont fait preuve les développeurs de Telltale. Exposé de cette manière, on en viendrait presque à croire que le jeu est une catastrophe industrielle, un naufrage absolu sur lesquels il est facile de dégainer les gros fusils. Pourtant, The Walking Dead signe une fois de plus une histoire poignante, ponctuée par des retrouvailles aussi déchirantes qu’un épisode de Perdue de vue. L’épopée de Clémentine est traumatisante, les choix moraux et autres dilemmes cornéliens sont dignes des plus grandes tragédies et on n’hésitera pas une seule seconde à dire que le jeu dépasse sur de nombreux points la série télé et les derniers arcs scénaristiques du comics. Telltale a le temps et le talent de soigner ses personnages, de les rendre attachants (ou détestables) et réussit même à instaurer un méchant dans la droite lignée du Gouverneur. Assurément, à une époque où le jeu vidéo peine encore à proposer des histoires qui tiennent la route et en haleine, The Walking Dead vaut la peine qu’on y prête un minimum d’attention.

Mais à force de mettre un point d’honneur à livrer un récit haletant et traumatisant, Telltale a quelque peu négligé la notion même du média auquel son œuvre appartient : le jeu vidéo. Si la première saison a autant été acclamée, c’est qu’elle faisait le lien parfait entre interactivité et liberté d’action. Certes, les énigmes étaient d’une simplicité enfantine, mais le jeu donnait à de nombreuses reprises la possibilité d’incarner véritablement un personnage. Dans ce second chapitre, les moments où le joueur prend le contrôle de Clémentine sont trop rares pour être marquants. Et quand le jeu donne l’occasion au joueur d’incarner la petite, c’est sapé en quelque seconde par une cinématique ou autre action contextuelle. Du coup, le sentiment de jouer à un simple jeu de questions réponses grandit au fur et à mesure, jusqu’à devenir presque insupportable. S’il ne manque pas de maturité, le jeu manque cruellement de contenu et de finition (on n’en parle ou pas des microcoupures incessantes et des temps de chargement impardonnables ?). Ainsi, la durée de vie est pratiquement divisée par deux, là où la première était aussi longue que passionnante. Parmi ces maladresses décevantes, l’épisode quatre avait pourtant de quoi redonner espoir. L’action était présente, la liberté (certes illusoire) aussi et manette en main, un sourire s’esquissait sur nos visages à mesure que l’impression de retrouver les sensations de la première saison nous gagnait. L’espoir fut de courte durée. Dans l’état, The Walking Dead est un bon jeu. Sauf qu’on attendait de lui qu’il soit excellent. Est-ce cependant une raison pour bouder son plaisir ? À vous d’en juger.

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Walking Deas S02 - VERDICT

Crédit image (modifiée), Koneko Kisses. On vous encourage à faire un tour sur sa page juste là.

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Par Sholid le

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