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Le meilleur jeu dématérialisé de l’année dernière (n’ayons pas peur des mots) voit son aventure prolongée à travers un DLC plutôt osé et intrigant. The Walking Dead : 400 Days ne propose non pas un, mais cinq protagonistes à contrôler, à travers cinq histoires uniques qui sont toutes liées les unes aux autres. Le pari est risqué, mais venant de Telltale sur leur licence désormais culte, on y plonge la tête la première sans vraiment trop réfléchir. Et ça marche.

AMERICAN NIGHTMARE

Aux abords d’une station-service désaffectée, cinq photos sont punaisées sur un tableau d’affichage. Qui sont ces gens ? D’où viennent-ils ? Quels sont leurs destins ? Ce sont autant de réponses que vous allez tenter de découvrir durant deux petites heures. Concrètement, le jeu se divise en cinq chapitres distincts. Sur le tableau d’affichage, vous avez la liberté de choisir le chapitre que vous souhaitez découvrir, chaque petite histoire étant consacrée à un personnage unique. Ainsi, on retrouve Vince, un prisonnier en transition, Wyatt, un mec louche en pleine fuite, Russel, un jeune étudiant à la recherche de sa grand-mère, Bonnie, une ancienne Junkie et enfin Shel et Becca, deux sœurs qui luttent pour la survie. Le schéma narratif traditionnel de la première saison est bousculé pour laisser place à une fresque géante qui s’étale sur (comme le titre l’indique) 400 jours. Une fois de plus, les scénaristes de Telltale ont fait de l’excellent boulot en nous pondant une histoire prenante, qui prend tout son sens dans les dernières minutes du jeu. De quoi présager le meilleur pour la suite !

MIEUX QU’UN SNEAK PEAK

Même si on ne tutoie jamais les sommets de la première saison, ce DLC remplit parfaitement son contrat d’amuse-gueule. Les joueurs les plus aguerris y reviendront même une seconde fois, histoire d’éclairer quelques zones d’ombres du scénario qui se révèlent subtilement à travers de discrets indices. Ça permettra de rallonger la faible durée de vie de cet épisode, qui ne permet jamais de s’attacher entièrement aux personnages qu’on contrôle.  Ce sentiment est d’autant plus important que des choix cornéliens s’imposent constamment aux joueurs. Alors quand on a un droit de vie ou de mort sur un protagoniste, alors même qu’il nous était inconnu il y a cinq petites minutes,  il est difficile de ressentir le poids du dilemme. Autre point négatif : on se serait bien passé des mêmes errances techniques que les épisodes précédents. Heureusement que le titre est excellent parce que ce genre d’erreur ne pardonne pas. On finit sur une note positive : le prix n’a pas changé (5 euros) et l’épisode embarque directement une traduction française. C’est pas trop tôt !

S’il ne tient pas la comparaison face à ses aînés, The Walking Dead : 400 Days offre tout de même de beaux moments, à travers une narration toujours aussi maîtrisée, même si sa faible durée de vie empêche tout attachement émotionnel à ses protagonistes. Pas de chichi, pour cinq petits euros, vous pourrez satisfaire vos envies d’apocalypse et de zombies en attendant fébrilement la suite. Et dire qu’il y a quelques mois, on s’arrachait les cheveux sur Survival Instincts

Walking Dead 400days - VERDICT

Par Sholid le

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