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Sortie depuis peu sur PC et bientôt disponible sur PS4, The Vanishing Of Ethan Carter s’inscrit dans la veine de productions indépendantes et surprenantes comme Gone Home. Le titre focalise toute son attention sur la narration et surtout la réalisation, à travers des décors tous plus fabuleux les uns que les autres, quitte à laisser sur le côté les mécaniques de jeu qui n’ont rien de novatrices. Si l’envie de vous évader durant quelques heures se manifeste, Red Creek Valley s’impose comme des vacances sympathiques, à petit prix.

Les premiers mots du jeu sont radicaux : « Ce jeu est une expérience narrative qui ne vous guidera pas par la main. » Le pied de nez aux productions actuelles n’est pas un exemple de finesse absolue, mais il a le mérite d’être clair. Aucune mécanique ne viendra vous aider. Le joueur est lâché dans la nature et les développeurs ont décidé d’éviter de vous considérer comme un troupeau d’abrutis, incapable d’assembler le cube que vous tenez entre les mains dans l’espace carré juste en face de vous. En parlant de nature, l’ambition du jeu de The Astronauts est de proposer un rendu graphique photoréaliste, où chaque élément du décor a le potentiel de vous infliger une grosse claque dans la gueule. Le pari est réussi, même s’il faut impérativement une configuration du feu de dieu pour faire tourner le jeu à son potentiel maximum. Ainsi, l’aspect contemplatif de The Vanishing Of Ethan Carter est l’un des éléments les plus importants du jeu. A mi-chemin entre Alan Wake et Dear Esther, la ville minière de Red Creek Valley pourrait presque ressembler à un petit coin de paradis, si les cadavres ne jonchaient pas ses recoins les plus sombres. Dans la peau de Paul Prospero, un détective spécialisé dans l’occulte, vous allez mener l’enquête aux quatre coins de la ville, afin d’élucider la disparition du jeune Ehan Carter.

Pour cela, le jeu ne vous proposera pas des tonnes d’interactions, encore moins des énigmes bien corsées. Pour s’en sortir, il suffit de tout explorer, tout observer, et l’assemblage se fait alors naturellement. Le titre consiste à reconstituer plusieurs scènes de crimes, toutes ayant un lien avec la disparition mystérieuse du jeune homme. Malheureusement, c’est dans sa démarche qui se veut originale que le jeu tombe dans les travers du genre. Trop facile, trop simpliste, The Vanishing Of Ethan Carter se situe plus comme une expérience interactive contemplative que comme un véritable jeu d’enquête. À l’image d’une balance, ce côté léger renforce cependant le poids de l’histoire et de la narration. La rationalité est très vite abandonnée au profit du surnaturel. Paul Prospero est capable de reconstituer visuellement les scènes de crimes, l’occasion pour le joueur d’assister à des flashbacks centrés sur des sacrifices religieux et des désaccords familiaux violents qui s’achèvent souvent sur des giclées de sang. Si le mystère s’épaissit au fil des quelques heures de jeu du titre, ce ne sont certainement pas les révélations qui apporteront une réponse précise au pourquoi du comment. Pour cela, il faudra sûrement se lancer dans une seconde partie, afin de saisir toutes les subtilités du scénario. Encore faut-il avoir l’envie et la motivation de se relancer dans une aventure qui ne mérite pas forcément un deuxième tour de piste.

Vanishing of Ethan Carter - VERDICT

Par Sholid le

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