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The Binding Of Isaac, Rebirth

La Gloire de ma Mère

Depuis plusieurs années, la scène du jeu vidéo indépendant a pris une place importante dans la ludothèque des joueurs PC. Alors que les consoles de salon ne voyaient que quelques titres arriver jusqu’à elles, la donne a pas mal changé avec la Xbox One et surtout la PS4. En effet, cette dernière vient d’accueillir un des jeux les plus emblématiques de ce mouvement : The Binding Of Isaac. Nuits blanches en perspective.

Porte étendard du genre Rogue-like, The Binding Of Isaac vous permettra avant tout de tester votre talent et votre endurance. Si jamais le concept de ce genre de jeux vous paraît obscur, il est pourtant simple comme bonjour. Les niveaux sont générés aléatoirement, et votre personnage devient de plus en plus puissant au fil des parties. Seul bémol : la mort est quand à elle définitive, et vous obligera à tout reprendre de zéro. Heureusement, une bonne heure suffira pour essayer de sauver le petit Isaac. Ce héros au look simplet mais attachant, est dans une situation véritablement horrifique. Sa mère, devenu une véritable fanatique de la chrétienté, est convaincue qu’elle doit le tuer pour sa religion. Apeuré, il trouve dans sa chambre une trappe qui le conduira vers une véritable descente aux enfers. Vous l’aurez compris, ce jeu est tout sauf joyeux. Que ce soit l’histoire d’Isaac, ses rêves ou encore toute son épopée : rien ne transpire la joie de vivre. En témoigne les différentes fins, qui rivalisent d’ingéniosité dans l’art de broyer du noir. Malgré tout, le jeu nous rappelle à plusieurs reprise qu’Isaac n’est qu’un jeune enfant (tout de même un peu perturbé). Voilà surement de quoi justifier ces crottes qui parsèment les niveaux, la présence de monstres scatophiles, ou encore de ces flaques d’urines que vous pouvez balancer un peu partout. Si avec ça vous n’avez pas envie d’aider ce bout de choux à vaincre sa mère (et toutes les représentations bibliques qui l’accompagnent), on ne comprend plus rien.

Concrètement, The Binding Of Isaac se pose comme un hommage au premier Zelda avec son architecture bien connue des joueurs : une salle = un écran. Le créateur le revendique, et ne se limite d’ailleurs pas à ce seul titre au niveau des références, qui vont de Mario à Minecraft. Pour avancer, il faudra se balader au hasard afin de débusquer un boss. C’est lui qui vous permettra de passer à l’étage suivant. Forcément ces derniers se corsent de plus en plus, et il devient donc très vite indispensable de trouver bon nombre d’objets pour renforcer votre personnage. En bon ascenseur émotionnel qui se respecte, on passe de la joie à la profonde déprime en découvrant les effets catastrophiques (ou miraculeux) des objets en question. Le jeu n’hésitera d’ailleurs pas à s’acharner sur le pauvre joueur qui ne demandait qu’à s’amuser. La progression reste cependant suffisamment équilibrée pour que le boss final ne soit pas l’apogée du cauchemars. Mieux, ce dernier s’avère vraiment jouissif les premières fois. Ce qui tombe bien, car cette édition Rebirth de The Binding Of Isaac propose en plus des graphismes améliorés, pléthore de nouveaux boss, une quantité impressionnante d’objets à débloquer de mille façons, ainsi que de nouveaux personnages jouables. Pour tout voir, il vous faudra passer de très nombreuses heures, et cela va de soit : en baver sur certains challenges relevant du sadisme pur et simple. Le concept pourra refroidir certains, mais pour peu que cela soit le cadet de vos soucis : l’efficacité du gameplay et sa durée de vie gargantuesque vous rendront véritablement accro.

The Binding of Isaac - VERDICT

Crédit image (modifiée), MickeyMonster. Retrouvez toutes ses superbes créations à cette adresse.

Par Spine le

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