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Terraria

La bonne pioche

Après 10 millions de ventes uniquement sur PC, le noble métier de mineur a connu un sérieux pic de popularité grâce à Minecraft. Un coffre, une pioche, et surtout une grosse dose d’imagination: il n’en fallait pas plus pour lancer le joueur dans une aventure aussi dépouillée dans la forme qu’infiniment riche dans le fond. Une leçon de jeux vidéo qui n’est pas non plus passée inaperçue aux yeux de certains créateurs. En première ligne, les petits gars de chez Re-Logic qui font discrètement leur entrée dans le bac à sable avec un concept plutôt vendeur: créer une expérience 2D saisissante, qui n’est pas aussi similaire à MineCraft qu’elle en a l’air…

THE PIONNEERS

Aux premiers abords, Terraria semble avoir tout repris (ou presque) de l’illustre modèle. Sous son étiquette 2D rétro ultra minimaliste se cache en effet une copie qui liste presque studieusement tout ce qui a fait le succès du titre de Mojang. Lâché au beau milieu d’une carte générée aléatoirement (dont vous pouvez choisir au préalable la taille), il s’agira toujours dans la substantifique moelle de creuser diverses mines pour récupérer moult matériaux. Une fois le tout raffiné par vos soins, ils vous permettrons de construire dans un premier temps un toit, puis des murs pour vous protéger de l’invasion de créatures morbides (qui n’attendent que la tombée de la nuit pour effectuer leur danse macabre). Puis, ce sera à vous de continuer à creuser, collecter, amasser, raffiner, transformer, et assembler inlassablement pour donner vie à tous vos fantasmes de villages, de villes, puis de cités dans lesquelles vous allez pouvoir injecter de la vie en faisant venir quelques petits villageois qui échangeront votre hospitalité contre leurs bons et loyaux services de marchand, d’infirmière, ou bien de magicien.

DÉLIT MINEUR

Là où on pouvait facilement se retrouver à errer sans but, Terraria offre cependant un semblant d’objectifs à accomplir qui prennent la forme de boss infâmes à dénicher. Utilisant à bon escient son statut de titre 2D, le soft se permet d’injecter une petite touche « action » plutôt bienvenue dans un premier temps, mais qui peut à la longue s’avérer pénible lorsque des monstres over-agressifs nous prennent constamment d’assaut lors des nombreuses (et vitales) sessions de collectes pacifiques à la lumière du jour. Relativisons, le bestiaire s’avère relativement touffu, ne laissant que très peu de moments de répits lors des virées en donjons qui risquent bien de s‘avérer tendues pour peu que vous n’ayez pas pris le soin d’équiper au préalable votre avatar d’une épée forgée d’un métal rare et d’une armure digne de ce nom. Mieux, le jeu va même jusqu’à proposer des shurikens, un grappin, un arc, et même un boomerang. Merci qui?

MINE DE RIEN…

Bien entendu, c’est lors des constructions à plusieurs que Terraria révèle toute la dimension de son vrai potentiel. Jouable jusqu’à 8, l’enthousiasme gagne bien vite le joueur lorsqu’il se retrouve pris dans la l’élaboration collective d’un village pour toute son équipe. Chacun crée alors sa maison (ou bien sa chambre), avant de partir ensemble (ou chacun de son côté) en quête de nouveaux matériaux qui permettrons l’élaboration des édifices les plus aboutis, à moins que vous ne choisissiez de lancer l’assaut sur une galerie peuplée de monstres à plusieurs ! Pour donner un peu de vie à ce monde de pixels, des événements sporadiques ont même été mis en place comme une invasion géante de gobelins, lors de laquelle il vaudra mieux au préalable dresser de solides fortifications pour éviter de finir souillé, tout seul dans une grotte, vos PNJ tous morts, entrain de vous faire attaquer par des vers souterrains géants. Puisque tout comme la vraie vie, Terraria peut s’avérer affreusement cruel, notamment en mode difficile où la moindre mort vous obligera parfois à retraverser toute la carte pour retrouver un inventaire perdu…

Si il a tout du petit frère 2D de Minecraft, Terraria se démarque cependant par un aspect plus action fort bienvenu. Cependant, outre son prix qui aurait facilement pu être divisé par deux et quelques petits soucis d’interfaces sur console, le véritable reproche qu’on pourrait faire à Terraria, est – 2D oblige – de détenir un potentiel qui n’atteindra fatalement jamais l’immensité de son illustre modèle.

Terraria - VERDICT

Par Yox le

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