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Tearaway

Lettre de Noblesse

Si on se réjouissait déjà d’un énorme boost d’originalité dans les jeux de plateforme récents (Rayman Legends en tête), il faut bien reconnaitre que le dernier bijou des créateurs de LittleBigPlanet repousse toujours plus loin les limites du créatif. Au-delà d’un titre attachant parfaitement calibré, Tearaway repose sur un embranchement de mécaniques parfaitement éculées dans le jeu de plateforme, qui cohabitent avec tout un tas de trouvailles franchement habiles. Ces dernières exploitent toutes les fonctions de votre manette PS4, et même de votre smartphone, au service d’un titre fun, convivial que vous prendrez plaisir à partager. Pour résumer, disons qu’il s’agit surtout de l’adaptation fidèle de l’un des meilleurs titres de la PS Vita. Peut-être bien l’une des seules exclusivités de la console portable qui valait vraiment le coup d’œil.

On pourrait commencer à épiloguer sur l’utilité toute relative de la Playstation Vita, son catalogue exclusif anémique, ou encore le fait qu’elle soit peu à peu délaissée par son constructeur, mais ce n’est pas le genre de la maison. Pas plus que de se palucher abondamment sur un jeu qui n’en vaut pas la peine. Que l’on s’entende bien, on a tous nos petits plaisirs coupables qui donnent envie d’extrapoler un peu. Mais Tearaway n’en est pas un. C’est un vrai putain de bon jeu, qui exploite des mécaniques de plateformes 3D traditionnelles et bien huilées, couplées aux gadgets inédits dont regorge la cadette des Dualshock. Pavé tactile, lumière, gyroscope : rien n’a été oublié. Le tout constamment exploité dans une logique de jeu cohérente, et non comme un simple gadget visant à promouvoir la machine. Et c’est bien là la plus grande beauté de Tearaway. Encore plus beau que sa direction artistique à tomber par terre, entièrement constituée de papiers divers et variés, qui en plus d’être d’une transcendante beauté, interagissent sans cesse avec vos actions. Le décor se plie, se déplie, se révèle et se déchire, le tout dans une aura emplie d’une étrange poésie. Un émerveillement de tous les instants, et surtout une belle parenthèse dans un monde brutal et sans merci, qui s’apprécie encore mieux après avoir plié un gros Mad Max. Un titre tout en légèreté dont vous êtres le héros.

Oui, vous. Pas seulement la petite enveloppe attachante que vous trimballez partout dans le jeu, mais bien l’être de chair et de sang face à l’écran. Notre bonne vielle dimension réelle est étroitement liée à l’intrigue du jeu. Dans le monde perdu aussi innocent que vulnérable qui sert de décor à Tearaway, le joueur est vu comme une sorte de divinité. On y déplace des montagnes d’un simple geste du doigt, on y inverse la gravité en inclinant la manette. Tout ça avant de comprendre peu à peu notre mission d’aider la petite lettre qui sert de personnage principal à délivrer son message. Si certains resteront assez hermétiques à l’idée de prendre tout un tas de photos, ou encore de dessiner des trucs à longueur de temps pour influencer l’environnement, ceux qui se prêteront au jeu trouveront dans Tearaway un énorme souffle d’air frais. Le genre de trucs qui se partage en famille, tranquillement posé. Un break mérité des purges sur Call of Duty ou le dernier Metal Gear Solid. On en viendrait presque à regretter le faible nombre de niveaux, définitivement pas assez nombreux pour combler l’appétit qu’ouvrira Tearaway chez n’importe quel amateur de plateforme lambda, un tant soit peu attiré par le facteur originalité. Un facteur qui se veut au final primordial dans l’histoire de cette petite enveloppe, qui vient mine de rien d’apporter à la PS4 une jolie lettre de noblesse.

Tearaway - REVIEW 02

Source image, Tom Jay. On vous encourage vivement à visiter la page de l’artiste au bout de ce lien.

Par Yox le

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