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Star Wars, Battlefront

In a galaxy, far far away

Après avoir saccagé le jeu de long en large des nuits entières, la frustration qui découle de Star Wars Battlefront n’a d’égal que le côté jubilatoire de ses batailles rangées intergalactiques. Rien, que ce soit dans le monde du jeu vidéo, des comics, ou de l’animé, n’avait jusqu’ici réussi à recréer aussi fidèlement l’univers cinématographique accouché du génie de George Lucas, il y a maintenant plus de 35 piges. Battlefront ne se contente pas de retranscrire fidèlement l’intensité des batailles vues dans les différents films Star Wars. Le jeu va bien plus loin que ça, il les sublime, les font entrer dans une nouvelle dimension. Il les transcende, ni plus ni moins. Dans un grand moment de climax, en pleine série d’élimination, aux commandes de Darth Vader, sur un champ de bataille effervescent où les crashs sont légion, les tirs fusent et les AT-AT colossaux entament leur marche funèbre pachydermique, on en viendrait presque à se dire qu’on tient le jeu de l’année entre les mains. Hélas, le côté obscur de la Force n’est jamais bien loin.

Ce même côté obscur qui pousse des éditeurs à sortir au prix fort un titre dont le contenu se limite à un simple mode online tiré par les cheveux. Malgré tout le bien que l’on peut penser de ce jeu, en l’état, le prix de vente de Battlefront n’aurait jamais dû dépasser les 40 balles, grand maximum. Pour être tout à fait honnête, si le jeu s’était appelé Battlefield 5, les locaux d’Electronic Arts auraient certainement déjà été mis à feux et à sang par une horde de fans au bout du rouleau. Quatre environnements, douze cartes, ce n’est déjà pas énorme de base. Mais avec seulement 13 armes au compteur, on entre dans le domaine du jamais vu dans un FPS de cette envergure. Comme si ça ne suffisait pas, les développeurs n’ont même pas été foutus de faire un titre qui trouve un semblant d’équilibre. Résultat, une arme en particulier se détache largement du lot, à tel point que facilement un joueur sur deux (et encore en étant gentil) l’utilise. On parle du DL-44, un gun aussi jouissif que dévastateur, qui laisse hélas assez peu de marge de manœuvre pour le type qui arrive en face. On retrouve bien là une volonté de rendre le titre le plus accessible possible. Tout, absolument tout dans le jeu a été pensé pour que le joueur le moins expérimenté puisse s’amuser sur le jeu, sans avoir le sentiment de se faire laminer, et de servir de gros sac à viande à longueur de parties. Ce qui sur le papier est un parti pris louable, mais qui se trouve également être à la source de l’immense déséquilibre du titre. Par exemple, même si vous n’avez pas le niveau requis, vous pouvez vous équiper des accessoires de votre partenaire d’escouade. À vous l’ultra-jouissif Jetpack, et l’arbalète laser.

Autre exemple assez frappant, chaque joueur dispose d’une réserve de vie assez conséquente, qui ne donne pas l’impression de se faire atrocement one-shot toutes les 8 secondes par un type planqué à l’autre bout de la carte. Les bonus ne se débloquent pas avec les éliminations, mais se ramassent aléatoirement sur la carte. Parmi eux, certains vous permettent de vous transformer en héros, et d’oblitérer tout ce qui bouge dans la peau de Luke Skywalker, Han Solo ou encre Boba Fett. Histoire d’aller toujours plus loin, les créateurs ont même ajouté un accessoire qui vous permet carrément de lancer un tir-autoguidé, qui va vaporiser un mec en face de vous, sans que vous ayez besoin de viser. Un accessoire qui comme vous pouvez vous en douter, pourrit littéralement toutes les parties sur des cartes à peu près dégagées. Néanmoins, une fois que vous avez fait l’effort d’accepter que vous êtes sur un titre mal équilibré, créé pour des mecs qui ne connaissent pas le mot viseur, et bien trop cher pour ce qu’il est, Battlefront devient assez vite addictif. Difficile de résister à un univers aussi flamboyant, bourré de références aux films, diablement bien mis en scène, et aux graphismes qui flattent sans cesse la rétine. Que ce soit les batailles aériennes vertigineuses, ou les échauffourées au sol, tout transpire le charisme. À chaque fois que la bande-son épique s’emballe, le frisson se fait sentir, l’adrénaline monte, et se libère dans un joli cocktail d’endorphines. L’interface est parfaite, les modes de jeux sont nombreux, variés, et majoritairement fun à jouer. Bref, l’exemple typique du jeu qui va ruiner tous vos plans pour vous coucher tôt. Une petite dernière, pour la route.

Battlefront SW REVIEW 04

Par Yox le

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