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Surgeon Simulator

Leçon de vie

Quand j’étais petit, je voulais devenir docteur. Puis un jour je me suis rendu compte de mon désintérêt total envers la médecine. Pour être tout à fait franc, ma connaissance du milieu hospitalier se limite à quelques leçons improvisées devant Docteur House. C’est un lupus ! Néanmoins, il faut bien reconnaitre que Surgeon Simulator a su raviver ce rêve juvénile sous une toute nouvelle lumière. Être un chirurgien réputé, c’est aussi avoir le privilège de charcuter tout ce qui bouge, prendre une infirmière de haut, et transformer un bloc opératoire en véritable boucherie. Du moins, c’est ce que l’on s’est dit après avoir dû arracher l’œil d’un type à main nue pour lui régler son problème de strabisme.

Il a beau être affublé du patronyme de Simulator, le jeu est loin de s’élever à la hauteur de l’ambition de son titre. Dans le meilleur des cas, on pourrait parler de simu de chirurgie amatrice tchécoslovaque, dans laquelle ce bon docteur aurait de sérieux débuts de parkinson, et pourquoi pas quelques démêlés avec la justice. Vous avez peut-être déjà vu quelques vidéos sur YouTube : Surgeon Simulator ne fait pas vraiment dans la finesse. Les 5 opérations du jeu tournent d’ailleurs très régulièrement à l’énorme farce morbide, dans laquelle on vous demande d’arracher foie, reins et poumons à la scie circulaire, dans le seul but d’effectuer une transplantation cardiaque. L’humour noir du jeu est d’ailleurs omniprésent, allant même jusqu’à humaniser le génocide en donnant un petit nom au patient : Bob. Bob est un mec cool. Il ne pose pas beaucoup de questions, il ne se plaint pas des masses, et surtout, ce n’est pas le genre de mec à menacer l’hôpital de poursuites à la première jugulaire sectionnée par erreur. Du coup, on lui fait un peu tout ce qu’on veut à Bob. En tout bien tout honneur bien entendu.

Concrètement, Surgeon Simulator fait un peu office de titre bac à sable. On vous donne un objectif, un certain nombre d’outils, et c’est au joueur de se démerder. Il n’est du coup pas rare d’expérimenter tout un tas de possibilités, au grand dam de Bob et de sa famille, qui se retrouvent régulièrement au bout du rouleau. Il faut dire qu’il n’est pas rare que le joueur se retrouve à exploser toute sa cage thoracique à grand coup de marteau, juste pour effectuer une greffe de reins. La petite subtilité, elle provient bien entendu des commandes… qui sont absolument impossibles à jouer. À titre d’exemple, le seul fait de ramasser un instrument peut parfois relever de l’exploit. Un peu comme un spin off de Octodad au pays des blouses blanches. La précision est inexistante, et il n’est pas rare de taper dans l’œil alors que vous visiez la bouche (pas de références malsaines, merci). Inutile de dire que le calvaire monte encore d’un cran, lorsque les 5 opérations sont renouvelées dans des conditions bien plus extrêmes : dans les couloirs de l’hosto, une ambulance qui fait visiblement le Paris Dakar, et même dans l’espace. Bref, du grand n’importe-quoi qui finira par vous agacer bien avant d’en avoir vu le bout. Le rêve à tout de même un cout : 10 euros. Félicitation, vous venez de réaliser un de vos rêves de gosses.

Surgeon Simulator - VERDICT

Crédit image (modifiée), ChubbyChibifa. On vous laisse découvrir les travaux de l’artiste ici.

Par Yox le

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