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Sunset Overdrive

Pour une gorgée de plus

Si vous êtes allergique au défouraillage de masse, que les couleurs criardes vous font mal aux yeux, et que vous avez toujours été nul a Jet Set Radio : oubliez de suite Sunset Overdrive. Sorte de double maléfique d’un InFamous codé sous exta, le nouveau jeu Insomniac games est avant tout une épreuve physique. Vous connaissez les précautions de base : une pause de 15 minutes toutes les heures, évitez de jouer dans le noir complet, et bien penser à s’hydrater. Rien de mieux qu’un grand verre d’eau. Évitez toutes les saloperies du style chips ou soda. On ne vous dit pas tout ce qu’il y a dans ces cannettes 33cl de plaisir coupables. Les habitants de Sunset City en ont payé le lourd tarif : transformés en une cohorte de zombies infectés, prêts à tuer pour une gorgée de plus.

J’ai toujours eu une grosse crainte avec ces jeux qui sur-vendent leur côté « fun ». Jusqu’à preuve du contraire, le terme de « fun » dans un jeu vidéo devrait être un pléonasme. Qui achète un jeu pour se faire chier dessus comme un rat mort ? Généralement, un jeu qui en fait des tonnes sur ses délires loufoques, c’est l’assurance d’un truc too much qui va vous coller un mal de crâne avant la fin du tuto. Prenez la direction prise par les Saints Row. Je ne dis pas que ne m’amuserait jamais sur un Saints Row. Je dis juste qu’il arrive un stade où on a envie de dire « Ok mec. J’ai compris. Ton jeu est fun. Est-ce que maintenant je peux faire autre chose qu’enchainer les énormes WTF ? ». Merde, donnez-moi un vrai gameplay ! Donnez-moi un fun naturel, qui découle de bonnes mécaniques de jeu. Pas une avalanche d’effets chromatiques, et de punchlines foireuses. La bonne nouvelle, c’est qu’après plus de 24 heures à faire du crowd-control à grand coup de batte de baseball, à sauter de toit en toit, à grinder dans tous les sens, à subir les vannes douteuses, il s’est produit un drôle de phénomène. Quelque chose qui pourrait être assimilé à de l’addiction. Vous voyez les Doritos ? Cette putain de drogue triangulaire, abondamment sprayée de saveurs chimiques dans une usine je ne sais où. Une fois que vous en avez bouffé deux, vous allez ressentir un urgent besoin d’atomiser tout le paquet. Vous savez pertinemment que c’est de la cochonnerie, mais vous continuez. Allez merde, un dernier pour la route, ça ne va pas me tuer. C’est ça, Sunset Overdrive. Plus t’en as, plus t’en veux.

Dans le fond, on sait bien que les mécaniques de gameplay sont reprises à droite à gauche. L’humour barré d’un Tony Hawk Underground 2 (hélas sans la soundtrack), la densité de population d’un Dead Rising, l’arsenal d’un Ratchet & Clank. Véritable marque de fabrique du studio, les armes loufoques répondent une fois de plus présentes. Arroseur d’acide, ours en peluche explosif, mitrailleuse qui lance des feux d’artifice, corps à corps ultra jouissif : voilà de quoi donner à chaque affrontement un petit air de Nouvel An chinois. Petite subtilité, le jeu vous oblige à multiplier les acrobaties durant les combats. À vous les grinds infinis, les énormes rebonds et autres glissades. La ville ouverte de Sunset City est juste l’un des meilleurs terrains de jeu offerts dans un jeu vidéo. C’est un parc d’attractions géant, aux possibilités infinies. Contrairement à ce que l’on a pu en dire, le titre n’est d’ailleurs pas plus « redondant » qu’un autre. C’est un peu la critique idiote, que l’on pourrait réitérer sur à peu près n’importe quel jeu. Dans Forza, vous enchainez les tours de circuits. Dans Call of Duty, vous buter des mecs. Dans Assassin’s Creed, vous allez à un point donné, pour voler un truc, ou tuer quelqu’un. Lorsqu’un gameplay est bon, il n’y a pas de répétitivité qui tienne. Sauf si vous êtes allergique au concept de base, qui brasse le bourrinage et la démesure dans un torrent d’humour foireux. Dans le cas suivant, j’ose espérer que le consommateur averti que vous êtes aura l’intelligence de passer son tour. Sinon, gare à l’overdose.

Sunset Overdrive - VERDICT

Par Yox le

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